Conseil national de la refondation : les associations d’élus acceptent finalement d’y participer
L’Association des maires (AMF), des départements et Régions de France participeront au Conseil national de la refondation, jeudi. S’ils estiment que le cadre « n’est pas approprié pour évoquer les enjeux relevant des compétences des collectivités », ils ont été satisfaits par les garanties du chef de l’Etat.

Conseil national de la refondation : les associations d’élus acceptent finalement d’y participer

L’Association des maires (AMF), des départements et Régions de France participeront au Conseil national de la refondation, jeudi. S’ils estiment que le cadre « n’est pas approprié pour évoquer les enjeux relevant des compétences des collectivités », ils ont été satisfaits par les garanties du chef de l’Etat.
Simon Barbarit

Par Public Sénat & AFP

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Les élus locaux ont finalement été convaincus par le chef de l’Etat. Ils répondront présents jeudi à Marcoussis, pour le lancement du Conseil national de la refondation.

Pourtant, il y a encore quelques jours, ce nouveau dispositif de concertation voulu par Emmanuel Macron censé rassembler les acteurs politiques, économiques et sociaux, ne récoltait pas les faveurs des associations d’élus, (maires, départements, régions) rassemblées sous la bannière de « Territoires unis »,

Dans un communiqué, les trois associations d’élus avaient estimé vendredi que le cadre du CNR « ne leur semblait pas approprié pour évoquer les enjeux relevant des compétences de nos collectivités ».

« C’est par un dialogue dédié et direct entre les représentants des collectivités, l’exécutif et le Parlement, que doivent être abordées ces questions qui touchent au quotidien des Français et engagent l’avenir du pays », avaient-elles souligné.

Interrogé par publicsenat.fr lundi après-midi, Philippe Laurent, maire de Sceaux (UDI), deuxième vice-président de l’Association des maires de France (AMF) était plus précis. « Ce que nous voulons, c’est une structure permanente qui rassemble les exécutifs locaux et nationaux, avec un calendrier de réunions, pour évoquer des sujets concrets. Ce n’est pas à l’Etat tout seul de décider des règles. Il faut rassembler les exécutifs publics. L’urgence du moment c’est l’opérationnel ».

Quelques heures plus tard, ils semblent qu’ils aient été entendus. « Nous avons obtenu des réunions de travail régulières avec le président de la République pour échanger sur les problèmes spécifiques que nous rencontrons dans l’exercice de nos compétences », a indiqué François Sauvadet, le président de l’Assemblée des départements de France (AdF), à l’issue de la réunion.

« Nous avons convenu que l’on ait deux fois par an des rendez-vous de travail avec le président de la République pour faire en sorte que les réponses apportées à nos concitoyens soient plus rapides et plus adaptées », a ajouté Carole Delga, la présidente de Régions de France.

Reste qu’à deux jours du lancement du CNR, les partis d’opposition et le président (LR) du Sénat Gérard Larcher refusent d’y participer, dénonçant entre autres une confusion des rôles avec le Parlement.

Selon une information du Parisien, La CGT et FO n’iront pas non plus à Marcoussis et vont adresser ce mardi une lettre au président de la République pour lui faire savoir. La CFDT et la CFTC devraient, elles, se rendre à l’invitation.

 

 

 

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