Conseil national de la refondation : les associations d’élus acceptent finalement d’y participer
L’Association des maires (AMF), des départements et Régions de France participeront au Conseil national de la refondation, jeudi. S’ils estiment que le cadre « n’est pas approprié pour évoquer les enjeux relevant des compétences des collectivités », ils ont été satisfaits par les garanties du chef de l’Etat.

Conseil national de la refondation : les associations d’élus acceptent finalement d’y participer

L’Association des maires (AMF), des départements et Régions de France participeront au Conseil national de la refondation, jeudi. S’ils estiment que le cadre « n’est pas approprié pour évoquer les enjeux relevant des compétences des collectivités », ils ont été satisfaits par les garanties du chef de l’Etat.
Simon Barbarit

Par Public Sénat & AFP

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les élus locaux ont finalement été convaincus par le chef de l’Etat. Ils répondront présents jeudi à Marcoussis, pour le lancement du Conseil national de la refondation.

Pourtant, il y a encore quelques jours, ce nouveau dispositif de concertation voulu par Emmanuel Macron censé rassembler les acteurs politiques, économiques et sociaux, ne récoltait pas les faveurs des associations d’élus, (maires, départements, régions) rassemblées sous la bannière de « Territoires unis »,

Dans un communiqué, les trois associations d’élus avaient estimé vendredi que le cadre du CNR « ne leur semblait pas approprié pour évoquer les enjeux relevant des compétences de nos collectivités ».

« C’est par un dialogue dédié et direct entre les représentants des collectivités, l’exécutif et le Parlement, que doivent être abordées ces questions qui touchent au quotidien des Français et engagent l’avenir du pays », avaient-elles souligné.

Interrogé par publicsenat.fr lundi après-midi, Philippe Laurent, maire de Sceaux (UDI), deuxième vice-président de l’Association des maires de France (AMF) était plus précis. « Ce que nous voulons, c’est une structure permanente qui rassemble les exécutifs locaux et nationaux, avec un calendrier de réunions, pour évoquer des sujets concrets. Ce n’est pas à l’Etat tout seul de décider des règles. Il faut rassembler les exécutifs publics. L’urgence du moment c’est l’opérationnel ».

Quelques heures plus tard, ils semblent qu’ils aient été entendus. « Nous avons obtenu des réunions de travail régulières avec le président de la République pour échanger sur les problèmes spécifiques que nous rencontrons dans l’exercice de nos compétences », a indiqué François Sauvadet, le président de l’Assemblée des départements de France (AdF), à l’issue de la réunion.

« Nous avons convenu que l’on ait deux fois par an des rendez-vous de travail avec le président de la République pour faire en sorte que les réponses apportées à nos concitoyens soient plus rapides et plus adaptées », a ajouté Carole Delga, la présidente de Régions de France.

Reste qu’à deux jours du lancement du CNR, les partis d’opposition et le président (LR) du Sénat Gérard Larcher refusent d’y participer, dénonçant entre autres une confusion des rôles avec le Parlement.

Selon une information du Parisien, La CGT et FO n’iront pas non plus à Marcoussis et vont adresser ce mardi une lettre au président de la République pour lui faire savoir. La CFDT et la CFTC devraient, elles, se rendre à l’invitation.

 

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le