Constitution : « Leur idée, c’est d’avoir César qui dirige seul ce pays » dénonce le PS
Le premier ministre a reçu ce vendredi les présidents des groupes PS de l’Assemblée et du Sénat, Olivier Faure et Patrick Kanner, ainsi que le président du groupe Union centriste du Sénat, Hervé Marseille. Il reçoit les groupes LR, Gérard Larcher et François de Rugy la semaine prochaine.

Constitution : « Leur idée, c’est d’avoir César qui dirige seul ce pays » dénonce le PS

Le premier ministre a reçu ce vendredi les présidents des groupes PS de l’Assemblée et du Sénat, Olivier Faure et Patrick Kanner, ainsi que le président du groupe Union centriste du Sénat, Hervé Marseille. Il reçoit les groupes LR, Gérard Larcher et François de Rugy la semaine prochaine.
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Le premier ministre Edouard Philippe continue ses entretiens sur la réforme constitutionnelle, commencé lundi. Il a reçu vendredi à Matignon les présidents de groupe PS de l’Assemblée nationale et du Sénat, Olivier Faure et Patrick Kanner.

« Projet totalement déséquilibré »

« Le projet présenté est totalement déséquilibré, il ne représente aucun intérêt par rapport à ce que les Français attendent : un rééquilibrage institutionnel entre l’exécutif et le législatif et l’introduction de mécanismes participatifs pour permettre l’introduction des Français dans le jeu politique » a plaidé à la sortie Olivier Faure. « Le texte vise à brider tous les contrepouvoirs. Leur idée, c’est d'avoir César qui dirige seul ce pays et qui est dans un rapport direct aux Français » ajoute le député socialiste. « Jupiter, c’est César, c’est la volonté de tout confier à un seul et pour le reste, pas de contrepouvoir » a-t-il insisté. A l’inverse, Olivier Faure souligne que « les corps intermédiaires sont nécessaires ».

Pour Patrick Kanner, « c’est une provocation, manifestement, que cette limitation potentielle des amendements, en fonction de l’importance du groupe. Et c’est parfaitement contraire au principe de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. (…) Même si c’est un leurre pour le retirer ensuite, le fait de l’inscrire montre le peu de respect de l’exécutif vis-à-vis du Parlement » selon le sénateur du Nord.

C’est ensuite le président du groupe Union centriste du Sénat, Hervé Marseille, qui s’est entretenu avec Edouard Philippe. Il s’est montré plutôt conciliant à la sortie, alors que les centristes participent à la majorité sénatoriale de Gérard Larcher, beaucoup plus critique sur la réforme institutionnelle.

Hervé Marseille : « Le groupe centriste du Sénat est désireux de participer au bon aboutissement de cette réforme constitutionnelle »

Hervé Marseille : « Le groupe centriste du Sénat et désireux de participer au bon aboutissement de cette réforme constitutionnelle »
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 « Le groupe centriste du Sénat est désireux de participer au bon aboutissement de cette réforme constitutionnelle. Il y a aura la diminution du nombre de parlementaires, l’introduction de la proportionnelle. Les centristes ont toujours été favorables à la proportionnelle » a affirmé le sénateur UDI des Hauts-de-Seine. « Nous avons voulu exprimer notre souci d’affirmer le rôle du Parlement et des parlementaires » ajoute Hervé Marseille.

« J’ai fait part de nos préoccupations concernant le droit d’amendement, mais je crois qu’il y a des pistes de travail et je suis confiant sur le résultat de ces discussions » a-t-il encore ajouté. Edouard Philippe continue ses consultations la semaine prochaine avec les présidents des groupes LR, ainsi que Gérard Larcher et François de Rugy, son homologue de l’Assemblée nationale.

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