Hotel Matignon : Meeting of Claude Malhuret and Laurent Marcangeli with the Prime Minister
President of Horizons AND Independants parliamentary group Laurent Marcangeli, flanked by French senator and president of the Les Independants - Republique et Territoires group in the Senate Claude Malhuret, speaks to the medias following a meeting with newly appointed French Prime Minister Francois Bayrou at the Hotel Matignon in Paris on December 17, 2024.//ACCORSINIJEANNE_MARC.001/Credit:JEANNE ACCORSINI/SIPA/2412171241

Consultations à Matignon : « Ce qui est en cause, c’est la stabilité institutionnelle du pays, de la Ve République », estime Claude Malhuret (Horizons) 

Dans le cadre des consultations, le Premier ministre s’est entretenu, dans la matinée du 17 décembre, avec les représentants d’Horizons et du Modem. Tandis que François Bayrou tente de « trouver un équilibre », les partis du bloc présidentiel l’ont assuré de leur soutien afin de garantir la stabilité du pays.
Henri Clavier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Alors que le Premier ministre s’entretenait ce midi avec le président de la République afin de présenter une « architecture de démarrage » pour le gouvernement, les représentants d’Horizons et du MoDem ont pu échanger avec le Premier ministre. Selon Marc Fesneau, président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale et proche de François Bayrou, les deux têtes de l’exécutif doivent échanger « avec la volonté de trouver un équilibre ». Pour l’instant, aucune échéance n’a été annoncée pour la nomination des ministres.

Le bloc central recherche la non-censure

Pour les représentants du bloc présidentiel, tout l’enjeu est d’assurer la « stabilité politique sur des bases claires, saines », selon Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons à l’Assemblée nationale. « Ce qui est en cause, c’est la stabilité institutionnelle du pays, de la Ve République », estime son homologue du Sénat, Claude Malhuret qui estime qu’elle « est de plus en plus mise en cause par un certain nombre d’oppositions ». Pour assurer la stabilité du gouvernement, tout en conservant le périmètre du précédent gouvernement, le Premier ministre devra donc convaincre certains groupes de ne pas voter la censure.  « En ce qui nous concerne, on ne jouera pas à ce jeu dangereux et toute notre réflexion et toute notre action, c’est ce qu’on a dit au Premier ministre, sera consacré à l’aider dans cette situation », poursuit le sénateur.

« Cela nécessite de la clarté entre les parlementaires de groupes qui, quand bien même ils n’appartiendraient pas au gouvernement […] ont envie que le pays avance », juge Marc Fesneau. Pour l’instant, les socialistes et les écologistes ont fait part de leur déception à l’issue de leurs entretiens respectifs avec François Bayrou. L’équilibre tant souhaité devrait être difficile à trouver, surtout si les discussions sur le budget repartent du texte issu du Sénat. Malgré cela, les partis du bloc central restent prêts à « participer à l’exercice très difficile qui sera de doter la France d’un budget », assure Laurent Marcangeli.

Partager cet article

Dans la même thématique

Consultations à Matignon : « Ce qui est en cause, c’est la stabilité institutionnelle du pays, de la Ve République », estime Claude Malhuret (Horizons) 
3min

Politique

Hausse de TVA sur les abonnements de Canal+ : la ministre de la Culture « vigilante sur les conséquences de cette évolution » pour le financement du cinéma français

Auditionnée dans le cadre du budget 2027, la ministre de la Culture, Catherine Pégard est revenue sur une mesure polémique qui vise à doubler le taux de TVA de 10 % sur les abonnements aux télévisions payantes comme Canal +. Une disposition rejetée par les députés et qui pourrait subir le même sort au Sénat car elle pourrait se répercuter sur le financement du cinéma français, comme avait prévenu le patron de Canal +, Maxime Saada.

Le

2026 Municipal Elections – Vote Counting – Lyon
6min

Politique

Election présidentielle : pourquoi les dates choisies font débat ?

Raphaël Glucksmann s’interroge à son tour sur les dates de l’élection présidentielle, fixées les 18 avril et 2 mai, soit le lendemain du 1er mai, où les syndicats défilent. Il rejoint les critiques déjà formulées par le candidat LR, Bruno Retailleau, et Louis Aliot, vice-président du RN. Mais le gouvernement n’entend pas changer le calendrier.

Le

Rochette
6min

Politique

« Je n’ai jamais signé chez Edouard Philippe » : le sénateur Pierre-Jean Rochette quitte le groupe Les Indépendants, à majorité Horizons

« Je pars en amitié, sans amertume », assure le sénateur de la Loire, Pierre-Jean Rochette, qui ne voulait pas paraître affilié à Edouard Philippe, à l’approche de la présidentielle, en restant dans un groupe à majorité Horizons. Il siège maintenant chez les non-inscrits, aux côtés du seul sénateur LFI.

Le