Paris: Concertation Emmanuel Macron et Nouveau Front Populaire Elysee
Arrivee des chefs de partis, presidents des groupes parlementaires de l Assemblee nationale et du Senat du Nouveau Front Populaire : Lucie Castets, Marine Tondelier, Olivier Faure, Boris Vallaud, Fabien Roussel, Matilde Panot, Manuel Bompard, Cyrielle Chatelain, Guillaume Gontard, Stephane Peu, Patrick Kanner pour des echanges avec le President de la Republique Emmanuel au Palais de l Elysee le vendredi 23 aout 2024 a Paris. Paris, FRANCE - 23/08/2024 Arrival of the party leaders, presidents of the parliamentary groups of the National Assembly and the Senate of the New Popular Front: Lucie Castets, Marine Tondelier, Olivier Faure, Boris Vallaud, Fabien Roussel, Matilde Panot, Manuel Bompard, Cyrielle Chatelain, Guillaume Gontard, Stephane Peu, Patrick Kanner for exchanges with President of the Republic Emmanuel at the Palais de l Elysee on Friday, August 23, 2024 in Paris. Paris, FRANCE - 23/08/2024//04HARSIN_CONCERTATIONMACRONNFP009/Credit:ISA HARSIN/SIPA/2408231107

Consultations politiques : Emmanuel Macron pourrait poursuivre les négociations dès mardi prochain en l’absence de consensus  

Six semaines après les élections législatives, les consultations politiques organisées par Emmanuel Macron devaient permettre de débloquer la situation. La menace d’une censure immédiate d’un gouvernement du Nouveau Front Populaire reste présente, ce qui pourrait amener le chef de l’Etat à organiser une nouvelle consultation.
Henri Clavier

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Lors de son entretien avec les chefs de partis et présidents de groupes parlementaires du bloc central, Emmanuel Macron a reconnu que les résultats des élections législatives sont un « message d’alternance » au camp présidentiel, mais ne sont « pas un désaveu complet », rapporte l’Agence France Presse. Durant cette première journée de consultations politiques, le président de la République a reçu la plupart des représentants des partis politiques du pays, à l’exception du Rassemblement national et d’Éric Ciotti qui seront lundi à l’Elysée, afin de préparer la nomination d’un Premier ministre. Les représentants du groupe Liot et du Parti radical de gauche se sont également entretenus avec le chef de l’Etat. 

Si le Nouveau Front Populaire, reçu ce matin, affiche son optimisme, la capacité d’un gouvernement incluant des ministres issus de chacun des partis du NFP à se maintenir au pouvoir reste incertaine. Souhaitant assurer une « stabilité institutionnelle », Emmanuel Macron pourrait, selon BFM TV, organiser une nouvelle phase de consultations mardi 27 août afin de prendre une décision rapidement. 

Censure immédiate en cas de ministres LFI 

Dans les jardins de l’Elysée, au moment de répondre à la presse, la candidate du NFP pour Matignon, Lucie Castets, a affirmé être « prête » à « aller construire des coalitions » à l’Assemblée Nationale. Emmanuel Macron est « lucide » sur le « souhait d’un changement d’orientation politique » a ajouté la haute-fonctionnaire. Selon plusieurs participants, le chef de l’Etat serait tout de même tenté de composer son gouvernement. La participation de membres de La France insoumise (LFI) à un gouvernement dirigé par Lucie Castets semble être un frein majeur à la nomination de celle-ci à Matignon. En effet, la haute-fonctionnaire a confirmé au Président de la République qu’elle souhaitait des ministres LFI en cas de nomination. 

Mais c’est une ligne rouge pour La Droite Républicaine (LDR) et son président Laurent Wauquiez qui a annoncé que son groupe voterait « immédiatement une motion de censure » contre un gouvernement comprenant des ministres LFI. Reçus à 15h30, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez et Annie Genevard ont estimé que LFI était « dangereux pour la République ». 

Les représentants du bloc centriste qui ont échangé avec Emmanuel Macron ce midi ont adopté la même position et censureraient immédiatement un gouvernement incluant des membres de LFI. Si le RN formule les mêmes réserves lundi, la possibilité pour un gouvernement dirigé par Lucie Castets de durer sera donc compromise. 

Renaissance ouvert à un Premier ministre ne venant pas du bloc central 

Malgré cela, le président du parti Renaissance, Stéphane Séjourné, a déclaré qu’il serait possible de « travailler avec un Premier ministre qui ne serait pas membre des partis du bloc central ». Durant l’été, Gabriel Attal avait présenté un « pacte d’action » devant servir à nouer des compromis sur certaines propositions avec les autres forces politiques de l’Assemblée nationale. En formant une coalition de centre-droit, comme celle qui a permis de faire élire Yaël Braun-Pivet au perchoir, le bloc central pourrait bénéficier d’une assise politique plus large que celle du NFP.  

Néanmoins, la position de Laurent Wauquiez et de Bruno Retailleau n’a pas évolué et les deux présidents de groupe refusent une coalition avec le bloc central. Pour rappel, LR a listé ses priorités et les sujets sur lesquels il était prêt à travailler dans son « pacte législatif ». Face à cette impasse, un nouveau tour de table pourrait rapidement se révéler indispensable. 

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