Contrôle des douanes françaises en Italie: Darmanin ira à Rome pour « s’expliquer »
Le ministre français des Comptes publics, Gérald Darmanin, se rendra en Italie "dans les prochains jours" pour "s'expliquer" avec...

Contrôle des douanes françaises en Italie: Darmanin ira à Rome pour « s’expliquer »

Le ministre français des Comptes publics, Gérald Darmanin, se rendra en Italie "dans les prochains jours" pour "s'expliquer" avec...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le ministre français des Comptes publics, Gérald Darmanin, se rendra en Italie "dans les prochains jours" pour "s'expliquer" avec Rome sur la présence de douaniers français dans un local de gare d'une commune alpine italienne, qui a provoqué un couac diplomatique.

Interrogé pour savoir s'il présentait "ses excuses" à l'Italie, M. Darmanin, invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, a répondu "Non. On doit des explications, l'Italie est un pays frère, une nation soeur évidemment".

"Je me rendrai en Italie dans les prochains jours pour m'expliquer directement s'il le faut, avec le gouvernement italien", a-t-il ajouté.

L'ONG Rainbow4Africa -qui occupe depuis décembre un local de la gare de la station alpine de Bardonecchia pour accueillir des migrants en transit vers la France- s'est plainte de "l'irruption" vendredi soir de douaniers français souhaitant qu'un Nigérian y effectue un test urinaire.

Le ministère italien des Affaires étrangères a convoqué samedi l'ambassadeur de France à Rome, Christian Masset, et dénoncé "un acte grave", "totalement en dehors du cadre de la collaboration entre Etats frontaliers".

Ce contrôle, "notamment un test urinaire, pour voir s'il avait de la drogue en lui" a été effectué "dans un local mis à disposition dans le cadre d'un accord franco-italien, c'est vrai qui date un peu, mais il existe", a affirmé M. Darmanin dimanche.

"Il se trouve qu'entre cet accord et le moment où on a utilisé ce local, le gouvernement italien a donné à une association qui aide des migrants, la jouissance de ce local", a-t-il poursuivi.

"Les douaniers ont demandé l'autorisation d'y aller, ça a été accepté (...) et ensuite ils s'en sont émus", a affirmé le ministre.

"J'ai demandé aux douaniers, qui n'ont rien fait d'illégal et qui ont fait leur métier, leur travail, en attendant que j'aille voir le gouvernement italien et que le directeur général des Douanes, dès cette semaine, aille voir son homologue, de suspendre le fonctionnement de cet accord", a-t-il annoncé.

"Et s'il faut revoir cet accord évidemment, nous le ferons avec l'Italie, mais la France n'a rien fait d'illégal", a conclu M. Darmanin.

Partager cet article

Dans la même thématique

Contrôle des douanes françaises en Italie: Darmanin ira à Rome pour « s’expliquer »
5min

Politique

Affaire Lyhanna : « Les hommes se servent, utilisent et abusent du corps des femmes et des enfants en toute impunité », dénonce la sénatrice Laurence Rossignol (PS)

À l’unisson de la gauche, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol pointe ce vendredi, sur Public Sénat, le manque d’éducation et de prévention face aux violences masculines dans le sillage du meurtre de la jeune Lyhanna. Elle regrette le manque de moyens d’enquête pour les crimes sur enfants, mais n’appelle pas à la démission du garde des Sceaux Gérald Darmanin.

Le

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le