« Contrôle journalier » des chômeurs : les réactions politiques
Lors d’une conférence de presse mardi, le président du MEDEF a suggéré l’instauration d’un « contrôle journalier » des chômeurs pour mieux encadrer leur recherche d’emploi. Une proposition polémique qui a ému une partie de la classe politique. 

« Contrôle journalier » des chômeurs : les réactions politiques

Lors d’une conférence de presse mardi, le président du MEDEF a suggéré l’instauration d’un « contrôle journalier » des chômeurs pour mieux encadrer leur recherche d’emploi. Une proposition polémique qui a ému une partie de la classe politique. 
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

 

Le numéro un du patronat a évoqué la mise en place d’un « contrôle journalier ou hebdomadaire » des chômeurs, ce mardi, alors la réforme de l’assurance-chômage a été discutée à Matignon. La réforme annoncée par le président de la République prévoit notamment l’extension des indemnités chômages aux démissionnaires et aux indépendants. Le président du MEDEF avait déjà déclaré que cette mesure posait un « problème économique » dû à son financement. La proposition qu’il avance quant au contrôle des chômeurs a ému certains responsables politiques. Sur Twitter, les internautes réagissent aussi, le hashtag #FaistonGattaz donnant lieu à des détournements caustiques. 

À l'issue du Conseil des ministres, Christophe Castaner a fait part de ses doutes quant au « succès » de cette proposition. Le porte-parole du gouvernement a déclaré que Pierre Gattaz était « légitime à le poser (le débat NDLR), mais on peut imaginer assez facilement qu'il risque de ne pas avoir le succès qu'il escompte. »

« Les propositions de Gattaz et les propos de Macron participent de la brutalisation de la société »

« C’est une terrible idée » juge Yannick Jadot, ce matin sur Sud Radio. L’eurodéputé écologiste fustige la capacité de Pierre Gattaz « d’envoyer dans la société des messages qui sont toujours d’un cynisme et d’une arrogance qui disqualifient, je trouve, les entreprises. » Yannick Jadot considère que « les propositions de Gattaz et les propos de Macron participent de la brutalisation de la société. »

La déclaration de l’ancien candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon, est du même tonneau. Sur Twitter, il emploie l’expression utilisée par Emmanuel Macron, dimanche soir sur TF1, pour faire montre de son mécontentement. « Voilà comment le "premier de cordée" entend nouer la corde autour du cou des suiveurs. » Le président de la République avait en effet comparé « les riches » à des premiers de cordée pour justifier la réforme controversée de l’ISF.

Le député de la France Insoumise Adrien Quatennens, lui, ironise sur son compte Twitter : « Pourquoi pas un bracelet électronique ? » Il s’est par ailleurs fendu d’un billet sur son blog. Adrien Quatennens rappelle la promesse du MEDEF de créer 1 million d’emplois en échange du Crédit d’impôt compétitivité emploi (OctobreIl s’agace de ce qu’il qualifie de « marronnier du chômage volontaire » et s’appuie sur les chiffres de Pôle emploi – « les emplois non pourvus représentent 1 emploi pour 300 chômeurs » - pour invalider ce dit « marronnier. »

Sur Twitter, les internautes aussi réagissent à la proposition de Pierre Gattaz. Le hashtag #FaistonGattaz donne lieu à des détournements humoristiques : 


 

Partager cet article

Dans la même thématique

Emmanuel Macron chairs G7 leaders’ videoconference on economic impact of Iran war
3min

Politique

Guerre en Iran : Emmanuel Macron confirme le déblocage de 400 millions de barils de pétrole issus des réserves stratégiques

Le président français s’est entretenu avec les représentants du G7, ce mercredi 11 mars, dans un contexte de guerre inflammable en Iran. A l’issue de cette réunion, il a confirmé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse au blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Sur la Russie, il a précisé qu’« aucune sanction » ne serait levée à l’encontre du pays agresseur de l’Ukraine.

Le

Capture
5min

Politique

Municipales 2026 : A son tour, le PS accuse LR de « fusion par la base » avec le RN

Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.

Le