Cop 23: Jadot appelle à « mettre en place des politiques ambitieuses »
Le député européen EELV Yannick Jadot a estimé samedi que l'accord de Paris signé au terme de la Cop 21 il y a deux ans "n'a...

Cop 23: Jadot appelle à « mettre en place des politiques ambitieuses »

Le député européen EELV Yannick Jadot a estimé samedi que l'accord de Paris signé au terme de la Cop 21 il y a deux ans "n'a...
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Le député européen EELV Yannick Jadot a estimé samedi que l'accord de Paris signé au terme de la Cop 21 il y a deux ans "n'a aucun sens si les États ne mettent pas en place des politiques ambitieuses", à deux jours de l'ouverture de la Cop 23 à Bonn.

"Avec les politiques mises en œuvre par les États, on est deux fois plus loin que les objectifs fixés", soit un réchauffement de 1,5 à 2°C, "mais à +3 à 4°C", a fait valoir M. Jadot sur Europe 1.

"On a mis, dans les deux-trois dernières années, près de 15 milliards d'argent public dans le puits sans fond de la faillite financière et industrielle du nucléaire, plutôt que de créer des emplois locaux sur le bâtiment, sur l'énergie renouvelable", a déploré l'europarlementaire.

Si M. Jadot a reconnu que le "Parlement européen (était) plutôt progressiste" en matière de lutte contre le réchauffement climatique, il a également fait observer que "transformer notre système énergétique remet en cause des intérêts extraordinaires".

"Il faut prendre de la distance par rapports aux intérêts de Total", a-t-il encore exhorté, en appelant à ce que "les gouvernements arrêtent de donner deux fois plus aux énergies fossiles qu'aux énergies renouvelables".

Loin de l'euphorie de l'accord de Paris, la 23e conférence climat de l'ONU (COP23) s'ouvre lundi à Bonn avec un pollueur historique, les États-Unis, à la fois hors jeu et omniprésent, et un objectif climatique toujours plus difficile à tenir.

Les délégués de près de 200 pays se retrouveront pour la première fois depuis l'annonce faite en juin par Donald Trump du retrait américain de ce pacte historique.

Pour la première fois aussi, un petit État insulaire, de ceux pour qui le réchauffement est une menace vitale, sera à la manœuvre, présidant ces deux semaines de négociations: l'archipel des Fidji.

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