Cop27 : « Mon pays s’est rendu à Charm el-Cheikh pour annoncer qu’il va augmenter les émissions carbone », dénonce cette élue

Cop27 : « Mon pays s’est rendu à Charm el-Cheikh pour annoncer qu’il va augmenter les émissions carbone », dénonce cette élue

Si les vingt-sept pays de l’Union, ainsi que la commission européenne, ont tous répondu présents au rendez-vous de la conférence pour climat qui se tient en Egypte, nombreux sont les pays qui face à la crise énergétique qui frappe le continent ont décidé de relancer leur production « électrique sale ». L’Union européenne est-elle encore crédible comme championne du climat ? Ici l’Europe ouvre le débat.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L’Union européenne peut-elle encore se présenter comme un leader climatique ? Si les Européens sont largement en tête dans la course à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec une réduction de 31 % entre 1990 et 2020, le continent européen connaît un réchauffement deux fois supérieur à la moyenne mondiale depuis 30 ans, selon un rapport alarmant de l’ONU. « Ça va trop lentement. On n’est pas assez ambitieux » dans la baisse des émissions de C02, alerte Malin Björk, eurodéputée suédoise.

« L’influence de l’extrême droite sur les politiques climatiques »

Et ce ne sont pas les dernières annonces du gouvernement suédois qui vont arranger les choses. Pour cette élue qui siège au sein du groupe La Gauche au Parlement européen, les annonces récentes de son gouvernement à la COP 27, en Egypte sont alarmantes : « Dans mon pays, il y a eu un changement de gouvernement, avec maintenant l’influence de l’extrême droite sur les politiques climatiques et environnementales et c’est désastreux. Ils sont allés à Charm el-Cheikh pour annoncer qu’on va augmenter les émissions carbones. Je trouve ça inadmissible ! Surtout pour un pays qui n’a pas cette dépendance énergétique très forte par rapport à la Russie. »

70 % de réduction de CO2 en 2030 ?

Pour l’élue, il faut aller plus loin que l’objectif de réduction de 55 % de réduction de CO2 d’ici 2030 que s’est fixée l’Union européenne afin de viser une neutralité carbone en 2050. L’objectif pour Malin Björk, « ce serait plus 65, 70 %, de réduction d’émissions pour 2030. C’est ce que dit la science¸ c’est ça qu’il faut faire ! » clame-t-elle.

Un plan européen, comme lors de la crise Covid-19 ?

Des engagements qui nécessitent des investissements massifs, comme l’Europe a su en réaliser en pleine crise sanitaire, plaide l’ancien commissaire européen à l’agriculture le roumain Dacian Ciolos : « Avec de tels engagements, il faut trouver les moyens sur le terrain, et surtout, il faut convaincre les gens, il faut convaincre les industries, les agriculteurs. Et on doit leur donner les moyens financiers, mais aussi technologiques. Et il faut investir tout de suite comme on l’a fait par exemple pour avoir un vaccin très vite contre le Covid » conclut-il.

Revoir l’intégralité de l’émission en replay

Dans la même thématique

Paris: Lucie Castets
7min

Politique

« Exigeante », « politique », « âpre négociatrice » : le profil de Lucie Castets par les sénateurs qui l’ont côtoyée

Cette haute fonctionnaire de 37 ans, issue de la société civile et très marquée à gauche, a été choisie par le Nouveau Front populaire comme candidate au poste de Première ministre. Au Sénat, plusieurs élus ont été amenés à travailler avec elle à la mairie de Paris. Ils saluent ses aptitudes, et l’appellent désormais à engager une « bataille de l’opinion » pour pousser Emmanuel Macron à la nommer à Matignon.

Le

Paris Olympics
6min

Politique

Candidature du NFP à Matignon : Emmanuel Macron « botte en touche en disant qu’on va d’abord s’occuper des JO »

Mardi 23 juillet, Emmanuel Macron a donné sa première longue interview télévisée depuis la dissolution et les législatives. L’occasion pour le président de la République de livrer son analyse du scrutin, de temporiser et de refuser net la candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon. Analyse de cette prestation avec l’expert en communication Philippe Moreau-Chevrolet.

Le

Emmanuel Macron interview sur France TV
4min

Politique

Emmanuel Macron est-il contraint de nommer Lucie Castets Première ministre ?

Hier, le Nouveau Front populaire s’est accordé sur le nom de Lucie Castets comme candidate au poste de Première ministre. Emmanuel Macron a balayé cette candidature considérant que cela n’était « pas le sujet ». Ce matin, Lucie Castets a demandé au Président de la République « de prendre ses responsabilités et de la nommer Première ministre ». Si constitutionnellement rien ne le contraint à nommer un Premier ministre, la décision du chef de l’Etat réside dans le choix « qui lui semble le plus à même de résister à une motion de censure », selon Bastien François, professeur de sciences politiques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Le