Corbière: l’Europe de la Défense, une « Europe de la guerre »
Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, s'est opposé mardi à une relance européenne autour d'une Europe de la...

Corbière: l’Europe de la Défense, une « Europe de la guerre »

Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, s'est opposé mardi à une relance européenne autour d'une Europe de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, s'est opposé mardi à une relance européenne autour d'une Europe de la défense, en qualifiant cette idée de potentielle "Europe de la guerre (...) harmonisée sur l'OTAN".

"Ils sont en train de mettre en place une sorte de défense européenne et je ne suis pas d'accord", a déclaré Alexis Corbière sur RMC, au lendemain d'un mini-sommet européen. "L’Europe, telle qu'ils sont en train de vouloir la réorienter, c'est autour d'un Parlement européen de la zone euro, c'est-à-dire autour du fric, et de la mise en place d'un quartier général européen, c'est-à-dire une Europe qui, potentiellement, peut être une Europe de la guerre, parce qu'en plus harmonisée sur l'OTAN".

Lundi, François Hollande s'était prononcé en faveur d'une Europe de la Défense avant le mini-sommet qui réunissaient à Versailles les dirigeants allemand, espagnol et italien.

"Tout cela se passe à quelques semaines d'une situation où M. Hollande ne sera plus président de la République. Or, il est en train d'engager la France dans des accords potentiellement militaires qui court-circuitent l'ONU", a regretté M. Corbière.

"Je pense que la France peut participer à des opérations militaires, mais ça doit rester dans le cadre de l'ONU", a-t-il dit.

Pour le porte-parole de La France Insoumise, "la France doit rester indépendante, notamment sur la question de la défense et je ne suis pas pour qu'elle passe sous le contrôle d'une entité brumeuse qui reste, en dernière analyse, sous le contrôle de l'OTAN et sous l'égide des États-Unis".

Partager cet article

Dans la même thématique

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le

POLICE MUNICIPALE
3min

Politique

Projet de loi sur les polices municipales : « Il faut faire attention que ce qui a été ajouté est bien constitutionnel », prévient Laurent Nunez

L’extension de la liste des délits constatés par les policiers municipaux et les gardes champêtres s’apprête à être votée ce mardi 10 février au Sénat. Au cœur de ce texte, la possibilité pour les agents de verbaliser un certain nombre de délits pris sur le fait. Le Sénat a étendu le nombre d’infractions de neuf à une quinzaine, telles que l’occupation illicite de halls d’immeuble ou le port d’armes blanches. Le ministre de l’Intérieur, qui se félicite de débats « très constructifs », espère cependant que certains amendements votés par le Sénat, n'engendrent pas une censure du Conseil constitutionnel.

Le