Corbière (LFI) juge que Macron est « un social killer »
Alexis Corbière, député La France Insoumise, a comparé vendredi Emmanuel Macron à "un social killer", qui veut "ubériser la...

Corbière (LFI) juge que Macron est « un social killer »

Alexis Corbière, député La France Insoumise, a comparé vendredi Emmanuel Macron à "un social killer", qui veut "ubériser la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Alexis Corbière, député La France Insoumise, a comparé vendredi Emmanuel Macron à "un social killer", qui veut "ubériser la société française", dans Libération.

Le président de la République, "malgré ses sourires permanents, est un +social killer+ à la communication très verrouillée", déplore le député".

Selon lui, "le dessein macronien c’est La République en marche... arrière ! Il veut ubériser la société française, faciliter les licenciements même abusifs, précariser les salariés, affaiblir les instances de représentation des personnels, inverser la hiérarchie des normes sociales, etc.", regrette M. Corbière, qui estime qu'"il faut craindre le pire" avec les prochaines ordonnances réformant le Code du travail.

Jugeant que "le pouvoir macroniste, malgré son arrogance de façade, est une réalité très faible", il souligne que "le mois de septembre doit être celui du grand refus populaire à la régression macroniste". La France Insoumise donne "rendez-vous le 23 septembre" pour une grande mobilisation et manifestera "le 12 à l'appel des organisations syndicales".

Concernant l'idée d'états généraux de la gauche défendue par certains, Alexis Corbière dit respecter cette démarche "mais (...) ne la partage pas. La France Insoumise ne s’inscrit pas dans une démarche de reconstruction de +la gauche+, ni de recomposition avec des forces qui se décomposent".

Enfin, interrogé sur ses critiques concernant le montant du transfert du joueur de foot Neymar au PSG, il poursuit: "Que Monsieur Neymar soit un joueur de ballon de grand talent ne fait pas de doute". Mais, dit-il, "je continue de penser qu’une société où les sportifs (même talentueux) sont 10.000 fois mieux payés que ses savants, ses ouvriers, ses agriculteurs, ses enseignants, ses infirmières, ses poètes… est une société malade".

Partager cet article

Dans la même thématique

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le

Gregory Doucet,Municipal and metropolitan elections in Lyon Vote
6min

Politique

Municipales à Lyon : victoire à la Pyrrhus pour les écologistes, qui perdent la Métropole

La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.

Le

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027
7min

Politique

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027

Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.

Le

Paris : Rachida Dati after the results of the first round of France s  2026 municipal elections of Paris
11min

Politique

« On a fait tout ce qu’il fallait faire pour perdre » : Rachida Dati, anatomie d’une cuisante défaite à Paris

ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.

Le