Corinne Lepage : « entre Macron et Juppé, je trouve beaucoup de similitudes »
Invitée de Public Sénat et Sud Radio, l’ancienne ministre d’Alain Juppé, et actuelle soutien d’Emmanuel Macron, a tendu la main aux électeurs de droite qui ne se retrouvent pas dans l’orientation politique de François Fillon.

Corinne Lepage : « entre Macron et Juppé, je trouve beaucoup de similitudes »

Invitée de Public Sénat et Sud Radio, l’ancienne ministre d’Alain Juppé, et actuelle soutien d’Emmanuel Macron, a tendu la main aux électeurs de droite qui ne se retrouvent pas dans l’orientation politique de François Fillon.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

J-44 avant l’élection présidentielle. Il s’agit donc pour les différents candidats de convaincre les indécis. Invitée sur Public Sénat et Sud Radio, l’écologiste Corinne Lepage, qui soutient Emmanuel Macron, a tendu la main aux électeurs d’Alain Juppé, qui ne se retrouveraient pas dans le programme de François Fillon. « J’ai eu l’honneur d’être ministre d’Alain Juppé » explique-t-elle. « Sur les régimes spéciaux, sur les retraites, c’est le même combat qu’Alain Juppé avait essayé de mener. Ce ne sont pas les mêmes programmes mais sur un certain nombre de points, je retrouve beaucoup de similitudes » souligne-t-elle précisant néanmoins qu’Emmanuel Macron « n’est l’héritier de personne avec le passé qui est le sien et le passé qui est le nôtre. »

Elle n’a pas ménagé non plus François Fillon. Pourrait-elle faire partie de son gouvernement ? « Très clairement, non » tranche-t-elle. « De même que je ne suis pas allée dans un gouvernement avec Nicolas Sarkozy, ce qui m’avait été proposé. Moi, je ne suis pas de droite, je suis plutôt du centre. » Fillon, c’est « beaucoup la droite et pas beaucoup le centre. Le centre a fait son accord électoral, dont acte mais Je ne vois pas beaucoup ce qui est centriste dans le programme de François Fillon. Je vois en revanche, beaucoup la trace de Sens commun et d’une droite extrêmement dure. »

Elle est par ailleurs revenue sur le probable soutien de Jean-Yves Le Drian à Emmanuel Macron. « C’est un des ministres du gouvernement qui a le mieux réussi. C’est quelqu’un de très solide » affirme-t-elle sans pour autant confirmer cette « rumeur. » Elle a par précisé que les ralliements « ne changeraient pas la ligne politique » et ne « signifiaient pas entrer dans son équipe de campagne. »

 

Invitée : Corinne Lepage - Territoires d'Infos - le best of (10/03/2017)
12:06

Partager cet article

Dans la même thématique

Corinne Lepage : « entre Macron et Juppé, je trouve beaucoup de similitudes »
5min

Politique

Guerre en Iran : l’Europe victime collatérale ?

Avec la guerre en Iran, l’Europe encaisse le choc d’un conflit qu’elle n’a pas voulu mais qu’elle subit. Si les 27 sont globalement prudents dans leur réaction aux frappes américano-israéliennes, ils montrent des hésitations dans leur réponse. Une chose est sûre : les prix du pétrole et du gaz flambent et les Européens cherchent le moyen de limiter les dégâts de ce choc énergétique. Alors, comment l’Union européenne peut-elle relever le défi de cette nouvelle crise ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D) et Isabel Wiseler-Lima (Luxembourg, PPE).

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le