Coronavirus: des politiques disent leur « incompréhension » face à certaines mesures
Des responsables politiques ont exprimé lundi leur "incompréhension" face à certaines décisions du gouvernement dont celle de...

Coronavirus: des politiques disent leur « incompréhension » face à certaines mesures

Des responsables politiques ont exprimé lundi leur "incompréhension" face à certaines décisions du gouvernement dont celle de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Des responsables politiques ont exprimé lundi leur "incompréhension" face à certaines décisions du gouvernement dont celle de laisser revenir à l'école les enfants de retour de zones exposées au coronavirus.

Le ministère de l'Education a indiqué lundi que "le virus circulant déjà sur le territoire, il n'y a plus de raison de confiner des personnes revenant de zones exposées à une circulation active du virus". Ainsi les élèves et personnels de retour de Lombardie et de Vénétie, dans le nord de l'Italie, de Macao, Hong Kong, Singapour, Corée du Sud et Iran vont pouvoir retourner à l'école.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a jugé sur Twitter "cette décision totalement incompréhensible", comme Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, sur Cnews.

M. Dupont-Aignan a relayé le "sentiment parfois d'incohérence" des Français face à certaines décisions prises, saluant le report du semi-marathon de Paris tout en s'interrogeant de nouveau sur l'autorisation qui avait été donnée quelques jours plus tôt à des supporters italiens de se rendre à Lyon pour un match de la Ligue des champions de football.

A un gouvernement qui est selon lui "toujours un peu en retard d'un wagon", il a demandé de "l'anticipation".

Sur Sud Radio, le secrétaire national du PCF Fabien Roussel s'est interrogé aussi sur le retour à l'école d'enfants revenant de zones à risques.

"Les scientifiques disent que le virus circule et qu'il faut faire avec mais la responsabilité des politiques c'est parfois de prendre des mesures de précaution car ce virus est mortel", a-t-il dit, tout en appelant à "ne pas céder à la panique".

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a fait valoir sur franceinfo qu'"au fur et à mesure qu'on avance dans les étapes de cette épidémie on ajuste les mesures que nous prenons".

Elle a expliqué par exemple que le semi-marathon, même "en plein air", avait été reporté car les gens au départ "sont tous tassés les uns contre les autres", quand pour le match OL/Saint-Etienne, autorisé, ils "venaient principalement de zones où le virus ne circule pas à ce stade".

Réunis à Matignon jeudi par le Premier ministre Edouard Philippe, les responsables des principaux partis et groupes au parlement avaient exprimé leur "solidarité" avec le gouvernement dans cette crise, hormis Marine Le Pen qui avait fait part de ses "divergences".

Partager cet article

Dans la même thématique

France Fighting Fake News
3min

Politique

La chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion du territoire français

La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.

Le

FRA – PARIS – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
6min

Politique

Aide à mourir : les sénateurs socialistes présentent leurs observations au Conseil constitutionnel 

Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le