Coronavirus: des politiques disent leur « incompréhension » face à certaines mesures
Des responsables politiques ont exprimé lundi leur "incompréhension" face à certaines décisions du gouvernement dont celle de...

Coronavirus: des politiques disent leur « incompréhension » face à certaines mesures

Des responsables politiques ont exprimé lundi leur "incompréhension" face à certaines décisions du gouvernement dont celle de...
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Des responsables politiques ont exprimé lundi leur "incompréhension" face à certaines décisions du gouvernement dont celle de laisser revenir à l'école les enfants de retour de zones exposées au coronavirus.

Le ministère de l'Education a indiqué lundi que "le virus circulant déjà sur le territoire, il n'y a plus de raison de confiner des personnes revenant de zones exposées à une circulation active du virus". Ainsi les élèves et personnels de retour de Lombardie et de Vénétie, dans le nord de l'Italie, de Macao, Hong Kong, Singapour, Corée du Sud et Iran vont pouvoir retourner à l'école.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a jugé sur Twitter "cette décision totalement incompréhensible", comme Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, sur Cnews.

M. Dupont-Aignan a relayé le "sentiment parfois d'incohérence" des Français face à certaines décisions prises, saluant le report du semi-marathon de Paris tout en s'interrogeant de nouveau sur l'autorisation qui avait été donnée quelques jours plus tôt à des supporters italiens de se rendre à Lyon pour un match de la Ligue des champions de football.

A un gouvernement qui est selon lui "toujours un peu en retard d'un wagon", il a demandé de "l'anticipation".

Sur Sud Radio, le secrétaire national du PCF Fabien Roussel s'est interrogé aussi sur le retour à l'école d'enfants revenant de zones à risques.

"Les scientifiques disent que le virus circule et qu'il faut faire avec mais la responsabilité des politiques c'est parfois de prendre des mesures de précaution car ce virus est mortel", a-t-il dit, tout en appelant à "ne pas céder à la panique".

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a fait valoir sur franceinfo qu'"au fur et à mesure qu'on avance dans les étapes de cette épidémie on ajuste les mesures que nous prenons".

Elle a expliqué par exemple que le semi-marathon, même "en plein air", avait été reporté car les gens au départ "sont tous tassés les uns contre les autres", quand pour le match OL/Saint-Etienne, autorisé, ils "venaient principalement de zones où le virus ne circule pas à ce stade".

Réunis à Matignon jeudi par le Premier ministre Edouard Philippe, les responsables des principaux partis et groupes au parlement avaient exprimé leur "solidarité" avec le gouvernement dans cette crise, hormis Marine Le Pen qui avait fait part de ses "divergences".

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