Coronavirus : Frédéric Péchenard ne veut « surtout pas » de report des municipales
La France a atteint le stade 2 de l’épidémie de coronavirus, avec plusieurs centaines de cas. À quelques jours des municipales, un éventuel décalage des scrutins pourrait être envisagé.

Coronavirus : Frédéric Péchenard ne veut « surtout pas » de report des municipales

La France a atteint le stade 2 de l’épidémie de coronavirus, avec plusieurs centaines de cas. À quelques jours des municipales, un éventuel décalage des scrutins pourrait être envisagé.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

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Faut-il reporter les municipales ? Extrêmement contagieux, le virus Covid-19 ne cesse de se propager en France. Face à cette situation, le gouvernement a pris des mesures sanitaires et invite les habitants des zones les plus touchées à limiter les déplacements et les rassemblements de tous types. Mais la question des élections pose problème.

« Ce serait une folie que de ne pas se poser la question » d’une éventuelle abstention, estime Frédéric Péchenard, vice-président du groupe LR et invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Notamment en ce qui concerne l’électorat plus âgé, particulièrement actif pour les élections municipales mais également très exposé aux dangers du coronavirus.

Pour l’élu des Républicains, il ne faut « surtout pas » annuler les élections, mais plutôt mettre l’accent sur des mesures d’hygiène et de précaution. « Je pense qu'il faut faire quelque chose de très simple : dans tous les bureaux de vote il faut mettre à l'entrée un gel et des masques » explique-t-il. « Les gens arrivent, ils se mettent du gel, ils votent et en sortant, ils se relavent les mains. »

Pour les assesseurs, également majoritairement des personnes âgées dans les petites communes, Frédéric Péchenard envisage le port de « masques protecteurs ». « Il faut prendre en amont un certain nombre de précaution et expliquer aux gens qu'ils seront protégés. »

Du côté de Matignon, la réponse est similaire pour le moment : pas de report des élections municipales. Pour un report éventuel sur tout le territoire, une loi serait nécessaire pour modifier les dates de scrutin, fixées initialement en mars : si cela s’est déjà vu pour des raisons de calendrier électoral, jamais encore pour des raisons sanitaires.

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