Coronavirus: l’Assemblée nationale reprendra jeudi en « format restreint »
L'Assemblée nationale reprendra ses travaux jeudi en "format restreint" pour examiner les textes d'urgence face à l'épidémie de...

Coronavirus: l’Assemblée nationale reprendra jeudi en « format restreint »

L'Assemblée nationale reprendra ses travaux jeudi en "format restreint" pour examiner les textes d'urgence face à l'épidémie de...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

L'Assemblée nationale reprendra ses travaux jeudi en "format restreint" pour examiner les textes d'urgence face à l'épidémie de coronavirus, a indiqué mardi la présidence de l'institution dans un communiqué.

Une séance de questions d'actualité au gouvernement est également prévue jeudi à 9H00, lors de laquelle "seuls les orateurs et les présidents de groupe seront présents dans l'hémicycle".

"L'examen en commission puis en séance du projet de loi de finance rectificative se déroulera jeudi, et celui du projet de loi ordinaire sur les mesures d'urgence liées à la crise du Coronavirus-COVID19 vendredi", a ajouté le titulaire du perchoir Richard Ferrand (LREM), après une audioconférence des présidents de l'Assemblée.

Le "format restreint" prévu devra "garanti(r) le respect des règles sanitaires et la représentation de l’ensemble des sensibilités politiques", précise-t-il, alors qu'au moins 18 députés et deux sénateurs ont été contaminés par le coronavirus, sans compter les collaborateurs.

Le Sénat présidé par Gérard Larcher (LR) doit aussi reprendre ses travaux jeudi après-midi, avec l'examen du projet de loi portant diverses dispositions d'urgence, qui permet notamment le report du second tour des municipales, probablement en juin, et prolonge le mandat des conseillers municipaux actuels.

Une séance de questions au gouvernement doit aussi être organisée au Sénat, à 14H30, avec une seule question par groupe.

Emmanuel Macron, qui a rencontré lundi MM. Ferrand et Larcher, avait demandé, dans son allocution télévisée, que les textes d'urgence "soient votés le plus rapidement possible". Il a évoqué notamment la présentation en Conseil des ministres d'un projet de loi permettant "si nécessaire de légiférer par ordonnances dans les domaines relevant strictement de la gestion de crise".

Comme au Sénat, où cela est déjà communément utilisé, un dispositif spécial de vote pour les séances au Palais Bourbon va être instauré: les présidents des groupes politiques pourront "porter les votes de tous les députés de leur groupe, évitant ainsi de faire siéger l'ensemble des députés pour voter", a fait valoir la présidence de l'Assemblée nationale.

Au Palais du Luxembourg, des dispositions ont été prises pour que les élus siègent à distance respectable les uns des autres, selon la présidence du Sénat: un fauteuil sera laissé libre entre chaque sénateur et dans l'hypothèse, peu vraisemblable, où ils seraient trop nombreux, ils seront assis dans les tribunes et galeries.

Hors "textes urgents et indispensables" face au coronavirus et "contrôle de l'action de l'exécutif", "toutes les autres activités sont suspendues jusqu’à nouvel ordre", ont décidé M. Ferrand, les présidents des groupes politiques et des commissions, en accord avec le gouvernement.

L'ambiance de cette réunion téléphonique était "grave mais unanime", selon un responsable LREM. Les textes devraient être adoptés dans un consensus assez large.

Une mission d'information de l'Assemblée nationale va être créée "sur l’impact, la gestion, et les conséquences dans toutes ses dimensions de l'épidémie".

Le premier secrétaire du PS et député Olivier Faure a dit mardi sur CNews sa volonté de mener le "combat tous ensemble" contre le coronavirus. Mais "la démocratie, même en temps de crise sanitaire, n'est pas intermittente, et donc il faut que les oppositions puissent exercer leur contre-pouvoir, et que nous ne passions pas dans une forme de gouvernement d'un seul", a-t-il souligné, promettant d'être "vigilant", en particulier à l'égard des habilitations au gouvernement à légiférer par ordonnances.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
8min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Emmanuel Macron a-t-il tiré un trait sur sa promesse d’une application d’ici la fin de son mandat ?

Après la censure par le Conseil constitutionnel, au mois d'août, d'un texte visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé, lundi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'avancer sur un texte européen en la matière. Mais l'harmonisation de cette interdiction au niveau des 27 pourrait prendre du temps et contrecarrer le calendrier du chef de l'État, qui en avait fait un engagement de son dernier quinquennat.

Le