Coronavirus: le gouvernement prêt à « rendre des comptes »
Le gouvernement "a pris ses responsabilités" et ne craint pas de "rendre des comptes" sur sa gestion de la crise du coronavirus...

Coronavirus: le gouvernement prêt à « rendre des comptes »

Le gouvernement "a pris ses responsabilités" et ne craint pas de "rendre des comptes" sur sa gestion de la crise du coronavirus...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement "a pris ses responsabilités" et ne craint pas de "rendre des comptes" sur sa gestion de la crise du coronavirus devant une commission d'enquête parlementaire, a assuré lundi sa porte-parole Sibeth Ndiaye.

L'exécutif fait désormais face à un début de procès en imprévoyance de la part des oppositions politiques et d'une partie des milieux sanitaires.

Les députés LR vont créer à l'automne une commission d'enquête parlementaire afin de "tirer toutes les leçons de l’épidémie" de coronavirus, a indiqué leur président Damien Abad dans un entretien au Journal du Dimanche.

"Ca ne m'inquiète pas parce que je crois que nous avons, avec beaucoup de professionnalisme, de détermination et de gravité regardé cette crise en face (...) et nous avons pris nos responsabilités", a répondu Mme Ndiaye sur Cnews.

"C'est normal qu'on puisse rendre des comptes et c'est normal qu'une commission parlementaire interroge le processus de cette crise", a-t-elle ajouté.

"Nous serons évidemment prêts à y répondre, ça fait partie du jeu démocratique", a poursuivi la secrétaire d'Etat.

Concernant le procès en imprévoyance, elle ne peut "pas laisser dire ça car lorsqu'on regarde la chronologie des faits, depuis l'alerte qui a été lancée au mois de décembre par le gouvernement chinois, (...) nous avons été, je crois, plutôt en anticipation de ce qui s'est passé".

Interrogée sur la proposition du député LR Eric Ciotti d'envoyer l'armée dans les quartiers populaires pour faire respecter le confinement, elle a répondu: "Dans ce cas-là envoyons aussi l'armée dans le centre ville de Versailles, envoyons également l'armée dans Paris là où on voit qu'à certains endroits il y a eu un défaut de respect du confinement, je ne crois pas qu'il faille être dans la stigmatisation de tel ou tel quartier ou de telle ou telle population".

Dans un courrier adressé lundi au président de la République, le député Julien Aubert et six autres parlementaires LR font part de trois interrogations sur la gestion de la crise par les autorités.

Ils demandent notamment "comment, quand et par qui" les membres du Conseil scientifique ont été sélectionnés et s'interrogent sur la stratégie de confinement et l'absence de "dépistage massif". Ils évoquent aussi la piste de la chloroquine pour traiter les malades qui présente à leurs yeux des "résultats probants".

el-chl/are/it

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le