Coronavirus: Macron visite une usine de masques près d’Angers
Masque sur le visage, charlotte sur la tête et en blouse de protection, Emmanuel Macron a entamé une visite mardi de l'usine de masques de la...

Coronavirus: Macron visite une usine de masques près d’Angers

Masque sur le visage, charlotte sur la tête et en blouse de protection, Emmanuel Macron a entamé une visite mardi de l'usine de masques de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Masque sur le visage, charlotte sur la tête et en blouse de protection, Emmanuel Macron a entamé une visite mardi de l'usine de masques de la PME Kolmi-Hopen en périphérie d'Angers (Maine-et-Loire), en pleine polémique sur le manque de ce matériel face au coronavirus.

Le président, arrivé vers midi sur le site du plus gros des quatre producteurs français de masques, a enfilé des vêtements de protection, masque, blouse, charlotte et surchaussures, pour visiter la salle blanche de production de l'usine.

Il a ensuite enlevé ce matériel de protection pour échanger avec quelques salariés en respectant les règles de distanciation, avant une déclaration prévue à la presse.

Le chef de l'Etat veut "montrer la mobilisation exceptionnelle de notre industrie pour faire face aux besoins liés à la crise du Covid-19", selon l'Elysée.

Cette usine située à Saint-Barthélémy d'Anjou, tourne désormais 24 heures sur 24 pour accroître sa production après avoir recruté 35 CDD. Elle produit chaque jour 270.000 masques FFP2 (soit près de 2 millions par semaine) et 450.000 masques chirurgicaux (3 millions par semaine). Tous les éléments, de l'élastique au masque, sont fabriqués en France.

La hausse de la production dans les quatre entreprises françaises de masques va permettre de porter la production nationale de 15 millions à 40 millions de masques par mois courant avril.

Mais les besoins pour le personnel soignant et les Ehpad sont évalués à 40 millions par semaine, a souligné l'Elysée.

Pour répondre aux besoins, la France a commandé un milliard de masques et organise un "pont aérien" avec la Chine, dont la première livraison de 8,5 millions de masques est arrivée lundi. Une seconde livraison de Chine de 12 millions de masques est attendue mercredi, a précisé la présidence.

L'exécutif rappelle avoir également mobilisé le stock stratégique (117 millions de masques chirurgicaux adultes) et réquisitionné les quatre producteurs nationaux afin qu'ils ne vendent pas à l'étranger.

Le président Macron (g) visite la PME Kolmi-Hopen qui fabrique des masques, le 31 mars 2020 à Saint-Barthélémy-d'Anjou, près d'Angers
Le président Macron (g) visite la PME Kolmi-Hopen qui fabrique des masques, le 31 mars 2020 à Saint-Barthélémy-d'Anjou, près d'Angers
POOL/AFP

Une fabrication de masques alternatifs, en tissu, a également été lancée, à hauteur d'un demi-million par mois, qui peuvent être utilisés par certaines professions en contact avec le public, comme les caissières ou les policiers, précise l’Élysée.

La doctrine d'Emmanuel Macron et de son gouvernement concernant les masques reste pour l'instant qu'il faut réserver les masques en priorité au personnel soignant et aux personnels des Ehpad mais qu'il est inutile de les généraliser à l’ensemble de la population.

De nombreuses professions en contact avec le public, comme les agents de caisse, les forces de l’ordre, les pompiers, le personnel pénitentiaire mais aussi les ouvriers réclament des masques, certains syndicats appelant à exercer un droit de retrait faute de protection adéquate.

Le chef de l'Etat a multiplié les déplacements récemment pour se montrer sur le terrain face aux acteurs qui luttent contre l'épidémie. Il s'est rendu à l'institut Pasteur auprès des chercheurs, dans un hôtel réquisitionné pour les SDF. Mercredi dernier, il a visité l'hôpital de campagne installé près de Mulhouse pour soulager les hôpitaux débordés par la flambée de l'épidémie dans le Grand Est.

Partager cet article

Dans la même thématique

Coronavirus: Macron visite une usine de masques près d’Angers
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le