Coronavirus : « On n’a pas d’infos parce que la base aérienne est sous régime militaire, et les militaires ne communiquent pas » déclare Olivier Paccaud
Le sénateur LR de l’Oise Olivier Paccaud revient sur l’épidémie qui touche particulièrement ce département. Certains militaires auraient pu être contaminés lors du rapatriement des Français installés en Chine.

Coronavirus : « On n’a pas d’infos parce que la base aérienne est sous régime militaire, et les militaires ne communiquent pas » déclare Olivier Paccaud

Le sénateur LR de l’Oise Olivier Paccaud revient sur l’épidémie qui touche particulièrement ce département. Certains militaires auraient pu être contaminés lors du rapatriement des Français installés en Chine.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Regardez les chaînes d'info en continu, on a l'impression qu'on est victimes d'une nouvelle grippe espagnole. Ce n'est pas le cas, il faut faire très attention mais il faut savoir garder son calme » déclare Olivier Paccaud. Dans l’Oise, 49 cas ont été déclarés pour l’instant, et le département est le berceau de la propagation du virus dans l’hexagone. Au total, 130 cas ont été diagnostiqués depuis fin janvier en France.

Mais le sénateur tient à rassurer, même sur les mesures de confinement qui ont été prises. « Les écoles fermées ne concernent que 9 communes, celles où il y a le plus de cas et où on est en train de rechercher le patient zéro. 9 communes, l'Oise en compte 676. Ça veut dire que la rentrée scolaire va se dérouler dans les conditions les plus normales » affirme-t-il.

Il reste cependant critique sur certaines décisions de sécurité et dénonce « une cohérence sélective » sur l’interdiction des rassemblements pour éviter l’expansion du virus. « Certains maires ont du mal à comprendre certaines mesures. On a interdit les marchés, par contre on peut continuer à aller dans les grandes surfaces. »

Des militaires contaminés lors des rapatriements ?

Dans l’Oise, des militaires de la base de Creil qui ont participé au rapatriement des Français établis en Chine après la déclaration de l’épidémie à Wuhan sont touchés par le virus. Un éventuel manque de sécurité sanitaire lors du rapatriement ? Difficile de savoir selon le sénateur Olivier Paccaud. « C'est ce que l'enquête épidémiologique dira » explique-t-il. « On n'a pas d'infos parce que la base aérienne est sous régime militaire, et les militaires ne communiquent pas. On nous l'a bien fait sentir ».

« Le risque zéro n'existe pas, il y a peut-être eu dans le cadre du rapatriement qui est passé par cette base aérienne, un peu de virus qui est arrivé » estime le sénateur de l’Oise. Mais l’élu souligne le travail et la volonté de transparence des services de l’État. « Je ne sais pas et je ne veux incriminer personne, les services préfectoraux, les services de l'État font vraiment de leur mieux. »

Partager cet article

Dans la même thématique

proc ok
3min

Politique

Quentin Deranque a été frappé par au « moins six individus », pas d’interpellation à ce stade, précise le procureur

« Ces trois jeunes hommes, dont Quentin Deranque, ont été jetés au sol, frappés à de très nombreuses reprises par plusieurs individus, au moins six pour Quentin Deroc », a précisé le procureur de Lyon, lors d’une conférence de presse. Selon l’avancée de l’enquête, il ne confirme pas que les agresseurs sont liés à la mouvance antifasciste. Les agresseurs étaient « masqués, cagoulés ».

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
5min

Politique

Municipales : la parité empêche-t-elle des candidats de composer des listes dans les petites communes ?

Alors que certains candidats aux municipales font de l’obligation de parité des listes dans les villes de moins de 1 000 habitants une difficulté pour présenter des listes, élus locaux et chercheurs tempèrent cet effet. De réels problèmes se posent en termes de crise des vocations, et l’obligation de constituer des listes avec l’abandon du panachage constitue par ailleurs un véritable frein aux candidatures.

Le