Coronavirus: Philippe n’exclut pas de « projeter des moyens supplémentaires » en Outre-mer
"S'il fallait projeter des moyens supplémentaires" en Outre-mer pour lutter contre le coronavirus, "nous le ferions dans la...

Coronavirus: Philippe n’exclut pas de « projeter des moyens supplémentaires » en Outre-mer

"S'il fallait projeter des moyens supplémentaires" en Outre-mer pour lutter contre le coronavirus, "nous le ferions dans la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"S'il fallait projeter des moyens supplémentaires" en Outre-mer pour lutter contre le coronavirus, "nous le ferions dans la limite de nos capacités", a promis mercredi le Premier ministre Edouard Philippe, lors des questions au gouvernement au Sénat.

"Cette épidémie est à prendre au sérieux, et elle est à prendre au sérieux peut-être encore plus dans les territoires insulaires", a reconnu le Premier ministre, qui répondait au sénateur de Mayotte (LREM) Thani Mohamed Soilihi.

Il faut dans ces territoires "veiller à freiner peut-être plus encore que sur le territoire métropolitain" la propagation du virus, "compte tenu des limites de l'offre sanitaire existante" en Outre-mer.

Le Premier ministre a assuré que "s'il fallait projeter un certain nombre de moyens supplémentaires à destination des Outre-mer, nous le ferions dans la limite de nos capacités", pour "faire face à un défi considérable qui s'annonce à nous".

"Les préfets seront peut-être, et sans doute, amenés à prendre des mesures strictes, notamment des mesures de couvre-feu, voire des mesures de confinement plus sévères encore que celles qui prévalent sur le territoire métropolitain", a ajouté Edouard Philippe. Deux préfets, en Guyane et à Mayotte, ont déjà pris des arrêtés de couvre-feu.

Il a rappelé que des "décisions très rudes de limitation, voire de très grande limitation des vols commerciaux à destination des Outre-mer", ont aussi été prises, et que tous ceux qui se rendent dans les territoires ultramarins se voient imposer "une quatorzaine stricte".

Selon le sénateur Thani Mohamed Soilihi, "plus de 330 cas confirmés de coronavirus sont à ce jour diagnostiqués en Outre-mer", un chiffre "certainement sous estimé", et qui s'ajoute parfois, comme à La Réunion et à Mayotte, à ceux liés à l'épidémie de dengue.

Mayotte compte aujourd'hui "35" cas de coronavirus, a-t-il rappelé. Et 111 à La Réunion, selon le dernier décompte de l'ARS mercredi.

"La situation sanitaire compliquée de ces territoires, liée à leur insularité, leur éloignement et leur isolement mais surtout à la faible capacité d'accueil des malades, fait unanimement craindre une explosion du nombre de contaminations", a souligné le député, rappelant que dans son département, "l'hôpital déjà saturé ne compte que 16 lits de réanimation" et seulement "28 médecins libéraux", pour une population officielle de 256.000 habitants.

Il a aussi rappelé qu'une "grande partie de la population vit dans des conditions de précarité et de promiscuité propices à l'expansion de l'épidémie".

Partager cet article

Dans la même thématique

Coronavirus: Philippe n’exclut pas de « projeter des moyens supplémentaires » en Outre-mer
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Coronavirus: Philippe n’exclut pas de « projeter des moyens supplémentaires » en Outre-mer
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le