Coronavirus: « territoire inexploré » et « lourdes menaces », dit Philippe aux députés LREM
Le Premier ministre Edouard Philippe a prévenu vendredi les députés LREM qu'avec le coronavirus "nous sommes entrés dans un...

Coronavirus: « territoire inexploré » et « lourdes menaces », dit Philippe aux députés LREM

Le Premier ministre Edouard Philippe a prévenu vendredi les députés LREM qu'avec le coronavirus "nous sommes entrés dans un...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre Edouard Philippe a prévenu vendredi les députés LREM qu'avec le coronavirus "nous sommes entrés dans un territoire inexploré", sur lequel pèsent de "lourdes menaces sanitaire, économique, politique", selon des propos rapportés.

Lors d'une réunion en ligne, à laquelle ont participé quelque 250 députés, le chef du gouvernement a estimé que l'épidémie "va avoir des effets déstabilisants et recomposants pendant longtemps" et qu'"il faut donc apporter des réponses à hauteur de la crise".

"Nous sommes entrés dans un territoire inexploré: c'est la façon qu'ont les juristes de dire qu'il n'y a pas de précédent. Il n'y a aucun précédent à une épidémie de cette ampleur, à un arrêt aussi brutal et massif de l'économie française et de l'économie de nos partenaires", a-t-il souligné lors de ce rendez-vous auquel participaient aussi le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau et le président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM).

"Ce que nous vivons est littéralement extraordinaire" et il existe de "lourdes menaces sanitaire, économique, politique, démocratique à certains égards", a ajouté le Premier ministre, alors que l'union nationale a du plomb dans l'aile en France et que certains Etats ont recours à des mesures autoritaires.

Edouard Philippe a demandé aux parlementaires en circonscription "d'expliquer les décisions que nous prenons", et aussi de "faire remonter les messages du pays" au gouvernement.

Les députés "marcheurs", qui se retrouvent par visioconférence chaque semaine, vont engager de façon informelle "une réflexion sur l'après, le jour d'après", a indiqué jeudi à la presse leur patron Gilles Le Gendre. Ce travail se fera d'abord au niveau des membres LREM de chaque commission de l'Assemblée (Finances, Economie, Affaires sociales...), avant une "consolidation" entre chefs de file des commissions.

Selon M. Le Gendre, après la crise, "sur le plan politique, économique, social, nous devrons concilier une obligation de réparation du pays" et une "transformation longue" sur l'écologie, l'éducation et encore le pilotage financier. "Toute la difficulté va être d'être capable de gérer les deux", "en sachant que le temps nous sera contraint", a-t-il relevé.

Alors que l'Assemblée fonctionne en régime très réduit, les députés de tous les groupes politiques restent très mobilisés, et les commissions, qui poursuivent échanges et auditions à distance, ont réorienté leurs travaux. La commission des Finances mène par exemple une évaluation de l'impact de la crise sur les projets en cours, l'opportunité des politiques publiques et les répercussions budgétaires.

La "whip" (cheffe de file LREM) de cette commission, Emilie Cariou, a été remplacée vendredi à cette fonction par Daniel Labaronne. Elle avait démissionné il y a une quinzaine de jours, n'étant "plus en phase" sur la réforme des retraites notamment, a-t-elle précisé à l'AFP.

L'élue de la Meuse reste membre du groupe LREM et "soutien(t) le plan de relance" gouvernemental face au coronavirus.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le