Corse : « Il ne faut lâcher sur rien », affirme Manuel Valls
L’ancien Premier ministre se réjouit du discours tenu par Emmanuel Macron, mardi à Ajaccio. Ni oubli ni pardon, Manuel Valls veut rappeler la mémoire de Claude Érignac et juge qu’une amnistie « aurait été une insulte ». Selon lui, ce qui se joue en Corse témoigne d’une crise identitaire qui traverse l’Europe.   

Corse : « Il ne faut lâcher sur rien », affirme Manuel Valls

L’ancien Premier ministre se réjouit du discours tenu par Emmanuel Macron, mardi à Ajaccio. Ni oubli ni pardon, Manuel Valls veut rappeler la mémoire de Claude Érignac et juge qu’une amnistie « aurait été une insulte ». Selon lui, ce qui se joue en Corse témoigne d’une crise identitaire qui traverse l’Europe.   
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Par Héléna Berkaoui

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« Personne n’oublie, les familles, les victimes, la société, personne ne peut oublier », clame Manuel Valls. L’assassinat du préfet Claude Érignac a été commémoré hier à Ajaccio en présence du chef de l’État. Une cérémonie poignante pour Manuel Valls qui a tout été particulièrement ému par le discours de la veuve du préfet. « Les mots, hier, de Dominique Érignac avaient une force bien plus importante que celles des responsables politiques », assure Manuel Valls qui souscrit à chacun de ces propos.

 « Quand elle a dit ‘‘oublier un crime, c’est un crime’’, elle avait raison. On ne peut pas tourner la page. » À ce titre Manuel Valls s’oppose fermement à la demande d’amnistie pour « les prisonniers politiques » corses. Le chef de l’État a lui-même écarté cette option dans son discours. « C’est important de dire que le président de la République a dit pas d’amnistie. Ça aurait été une insulte à l’égard de ceux qui ont la mémoire de Claude Érignac », insiste Manuel Valls.  

« Nous vivons une crise identitaire, donc ce qui se joue en Corse est un symbole pour le reste de la France, il ne faut lâcher sur rien »

L’amnistie des prisonniers corses « aurait été une insulte », selon Manuel Valls
01:32

Après la commémoration vient le temps de la politique pour Emmanuel Macron. Le chef de l’État tiendra un discours cadre sur l’avenir de la Corse mercredi. Les revendications des nationalistes corses – élus confortablement en décembre dernier – ne trouvent que peu d’échos chez les politiques hexagonaux. L’ancien Premier ministre en témoigne, selon lui « Il ne faut lâcher sur rien. »    

Manuel Valls considère que « ce qui se joue en Corse » est symptomatique d’une « crise identitaire » qui traverse toute l’Europe. « Partout en Europe on voit monter des nationalismes, des séparatismes, des populismes (…) Nous vivons une crise identitaire, donc ce qui se joue en Corse est un symbole pour le reste de la France, il ne faut lâcher sur rien », affirme-t-il.      

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