Corse: la question des prisonniers est « prioritaire » (Talamoni)
"La question des prisonniers doit être traitée prioritairement", a plaidé mercredi Jean-Guy Talamoni, le dirigeant...

Corse: la question des prisonniers est « prioritaire » (Talamoni)

"La question des prisonniers doit être traitée prioritairement", a plaidé mercredi Jean-Guy Talamoni, le dirigeant...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"La question des prisonniers doit être traitée prioritairement", a plaidé mercredi Jean-Guy Talamoni, le dirigeant indépendantiste élu mardi à la tête de l'assemblée de la nouvelle Collectivité territoriale unique de Corse.

"Ce serait déjà une bonne manière d'envoyer un signal positif de rapprocher les prisonniers en Corse, comme la loi le permet. Ce serait un début, puis l'amnistie bien sûr doit suivre", a insisté le dirigeant nationaliste sur Europe 1, deux jours avant la visite dans l'île de la ministre Jacqueline Gourault, chargée du dossier corse au gouvernement.

"Dans tous les pays du monde, lorsqu'un conflit est terminé, et bien on tourne la page avec une loi d'amnistie", a indiqué M. Talamoni, en précisant que "la France a eu recours à la loi d'amnistie plusieurs fois au cours du XXe siècle, après la Seconde guerre mondiale pour les collaborateurs, ou après la guerre d'Algérie pour des faits épouvantables".

"La France a déjà eu recours à l'amnistie également pour la Corse et pour la Nouvelle-Calédonie, et aujourd'hui nous sommes dans un cas où la loi d'amnistie doit permettre de tourner définitivement la page et de construire des relations apaisées, constructives et pourquoi pas amicales entre la Corse et la France", a poursuivi le président de Corsica Libera.

La question du rapprochement des prisonniers corses afin qu'ils purgent leur peine à la prison de Borgo est l'objet de discussions débutées sous la présidence de François Hollande.

L'amnistie de la vingtaine de "prisonniers politiques" - selon l'appellation chère aux nationalistes - figure aussi parmi leurs demandes. Mais elle "n'a jamais été envisagée", avait affirmé mi-décembre la ministre de la Justice Nicole Belloubet.

M. Talamoni est l'une des deux figures de proue, avec l'autonomiste Gilles Simeoni, de la liste nationaliste Pè a Corsica (Pour la Corse) qui a obtenu 41 des 63 sièges à la nouvelle assemblée de Corse au second tour des élections territoriales, le 10 décembre.

En mai 2015, l'Assemblée de Corse avait adopté une résolution réclamant l'amnistie à une large majorité. Le Front de libération nationale corse (FLNC) a déposé les armes en juin 2014.

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le