Corse : « La République ne peut pas être imposée de force », affirme Adrien Quatennens
Les principales revendications des nationalistes corses ont été retoquées par le Président. Invité de Territoires d’Infos, le député de la France insoumise critique la méthode d’Emmanuel Macron. Une divergence plus sur la forme que sur le fond.

Corse : « La République ne peut pas être imposée de force », affirme Adrien Quatennens

Les principales revendications des nationalistes corses ont été retoquées par le Président. Invité de Territoires d’Infos, le député de la France insoumise critique la méthode d’Emmanuel Macron. Une divergence plus sur la forme que sur le fond.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de la République s’est exprimé sur le dossier corse, à Bastia mercredi. Une clarification très attendue qui a déçu les nationalistes corses. Les principales demandes, largement relayées depuis leur victoire aux élections territoriales de décembre dernier, ont été rejetées par le président de la République. Non à la co-officialisation de la langue corse, non à l’amnistie des « prisonniers politiques » et non à la mise en place d’un statut de résident. Emmanuel Macron a toutefois laissé une porte ouverte en acceptant, sur le principe, que soit mentionnée la spécificité corse dans la Constitution.  

Invité de Territoires d’Infos jeudi, Adrien Quatennens interroge la méthode utilisée par le chef de l’État. « La République ne peut pas être systématiquement imposée de force », affirme-t-il. Selon lui, les « trois votes successifs qui ont donné l’avantage aux nationalistes » obligent à entamer « une discussion apaisée ». Le député de la France insoumise estime qu’Emmanuel Macron « a surtout donné dans le symbole » et que « sur le reste et sur les revendications que portaient ses interlocuteurs, il a été intransigeant ». Il juge que « la méthode a quelque chose de rude » et dit comprendre la déception des nationalistes.

Néanmoins, « en républicain convaincu », Adrien Quatennens n’épouse pas les toutes les revendications des nationalistes corses. Il insiste sur les problématiques qui lui semblent être les plus prégnantes : les disparités entre l’île de beauté et l’hexagone. « Emmanuel Macron a eu raison sur un point, il a redit aussi les manquements qu’il y avait qui explique les disparités qu’il y a entre l’île et le continent et donc la nécessité d’y mettre les moyens. Pour autant, je n’ai pas vu qu’il ait fait des annonces claires et précises notamment en termes de moyens et d’effectifs », déplore le député de la France insoumise.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le