Corse: le nationaliste Gilles Simeoni veut constituer un « grand parti de gouvernement »
Trois partis autonomistes corses se sont réunis samedi à Corte pour "constituer un grand parti de gouvernement", souhaité par le...

Corse: le nationaliste Gilles Simeoni veut constituer un « grand parti de gouvernement »

Trois partis autonomistes corses se sont réunis samedi à Corte pour "constituer un grand parti de gouvernement", souhaité par le...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Trois partis autonomistes corses se sont réunis samedi à Corte pour "constituer un grand parti de gouvernement", souhaité par le président du Conseil exécutif Gilles Simeoni, en vue des élections territoriales de décembre.

C'est en tant que groupe que les trois partis autonomistes Inseme (de M. Simeoni), À chjama naziunale et le Partitu di a Naziona Corsa (PNC) siègeaient jusqu'à présent à l'Assemblée de Corse sous la bannière "Femu a Corsica".

"Femu a Corsica doit évoluer fortement et rapidement, et devenir un véritable parti de gouvernement, adossé à un fonctionnement respirant et démocratique, ouvert à la société civile, présent sur tous les terrains de lutte et d'action", a déclaré Gilles Simeoni mi-juillet.

Femu a Corsica, avec le parti indépendantiste Corsica Libera de Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, a porté les nationalistes au pouvoir dans l'île en 2015.

C'est aussi grâce à la coalition "Pé a Corsica" ("Pour la Corse") rassemblant les indépendantistes (Corsica libera et U rinnovu) et les autonomistes que les nationalistes ont pu faire élire trois députés nationalistes en juin.

"La reconduction de l'axe Femu a Corsica/Corsica Libera, qui forme l'ossature de la majorité territoriale +Per a Corsica+ ne (fait) pas débat", avait précisé Gilles Simeoni mi-juillet. "Cet axe a en effet été la clé de la victoire de décembre 2015 (...) Il se présente donc comme un acquis majeur et irréversible".

La réunion, à l'université de Corte samedi, a rassemblé plus de 500 personnes et avait pour but de discuter de la stratégie et des alliances électorales futures. Il s'agit entre autres de déterminer si les nationalistes présenteront une liste unique dès le premier tour ou s'ils ne feront front commun qu'au second tour.

Porté par l'élan de la percée historique des nationalistes aux législatives, Simeoni veut resserrer les rangs en vue du vote attendu à la fin de l'année pour la collectivité unique de Corse. Fruit de la fusion de la collectivité territoriale actuelle et des deux départements de l'île, elle doit voir le jour en 2018.

"Il y a toujours des notions en débat, mais nous allons tous travailler ensemble. Désormais nous avons un outil politique à la hauteur des enjeux. Et l'objectif est bien de rassembler le plus de Corses", a-t-il déclaré à l'AFP.

Au cours de la première réunion samedi plusieurs axes ont été abordés, afin de définir "un cadre stratégique: autonomie vs autodétermination, fidélité aux fondamentaux vs ouverture...", a déclaré à l'AFP Jean-Christophe Angelini, leader du PNC. Il a été décidé que des commissions de travail seraient mises en place. Il y en aura notamment une "sur la politique générale" et une autre "sur la faisabilité du projet, les statuts notamment", a précisé à l'AFP Jean-Christophe Angelini.

Un congrès fondateur devrait avoir lieu cet automne, a précisé Gilles Simeoni.

Partager cet article

Dans la même thématique

Corse: le nationaliste Gilles Simeoni veut constituer un « grand parti de gouvernement »
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le