La mouvance indépendantiste corse compte "définir une nouvelle stratégie" face au refus de Paris d'entendre ses demandes d'autonomie, lors des 38e journées nationalistes dimanche à Corte (Haute-Corse), a indiqué à l'AFP Jean-Guy Talamoni.
"Nous souhaitons une concertation approfondie au sein de notre majorité pour définir une nouvelle stratégie pour la séquence qui va s’ouvrir en septembre", a déclaré Jean-Guy Talamoni, président indépendantiste de l’Assemblée de Corse.
Le leader de Corsica Libera faisait notamment référence à l'article constitutionnel portant sur la Corse, jugé très insuffisant par les nationalistes corses et dont l'étude à l'Assemblée nationale a été renvoyée à septembre comme le reste de la révision constitutionnelle, du fait de l'affaire Benalla.
Le temps fort de ces journées, rendez-vous annuel de Corsica Libera organisé depuis 1981 le premier week-end d'août, est un débat "sur la construction de la nation corse" auquel participeront, dimanche en fin d'après-midi, Jean-Guy Talamoni, Gilles Simeoni, président autonomiste du conseil exécutif de Corse, ainsi que les trois députés nationalistes Jean-Félix Acquaviva, Michel Castellani et Paul-André Colombani.
M. Talamoni a réaffirmé sa solidarité sans faille vis-à-vis de Gilles Simeoni, précisant que leurs rôles respectifs ont pu les amener à adopter des attitudes différentes lors des négociations avec Paris.
Contrairement à M. Simeoni, M. Talamoni a ainsi refusé de rencontrer plusieurs ministres venus dans l'île de Beauté et ne s'est pas rendu à l'invitation du Premier ministre Edouard Philippe pour clore un premier cycle de discussions sur l'avenir de l'île.
Le président du Conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni, à Ajaccio, le 28 juin 2018.
AFP
"Certains observateurs ont voulu voir un désaccord avec Gilles Simeoni, c’est absolument faux. La fonction que j’occupe est essentiellement politique. Je n’avais pas d’intérêt à faire croire aux Corses que nous avions de vraies discussions avec Paris. Gilles Simeoni avait, lui, à mener des discussions techniques", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant s'être "écarté", lorsqu'il a jugé qu'il n'y avait "pas une vraie volonté de négocier" de la part du gouvernement.
Samedi, ces "Ghjurnate Internaziunale" ont débuté par des débats avec des délégations internationales, notamment sur le thème de "la violence d’État contre les peuples en lutte".
Saluant l’"esprit de solidarité des peuples en lutte", Jean-Guy Talamoni s’est réjoui de la prise de parole de responsables catalans et basques. Il s'est également félicité de la "dynamique importante" en cours depuis quelques mois en Catalogne, potentielle source d’inspiration pour la Corse.
Des représentants des régions de l’Azawad (Mali), de la Polynésie française, de la "Kanaky" (nom donné par les indépendantistes à la Nouvelle-Calédonie: NDLR), de la Sardaigne et de la Savoie ont également participé aux débats.
Ces journées s'achèveront dimanche soir par le traditionnel meeting de Corsica Libera, avec notamment des prises de paroles des représentants des anciens prisonniers dits politiques.
En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Un programme qui nécessite de réviser la Constitution. Il y a quelques années, le sénateur de Vendée avait déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, avant de la retirer faute d'avoir pu réunir une majorité au Sénat.
La déclaration de candidature de Bruno Retailleau est loin de solder le problème complexe de la stratégie à adopter pour l’élection de 2027. Le groupe de travail sur le départage doit remettre ses travaux début mars. Plusieurs membres recommandent de ne pas se limiter à un processus de sélection trop resserré au seul parti LR.
Sur un positionnement très conservateur, la candidature de Bruno Retailleau à l’Elysée pourrait ramener dans le giron des LR les électeurs tentés par l’extrême droite. Le RN Laurent Jacobelli, invité de la matinale de Public Sénat, veut rappeler que le Vendéen a fait alliance avec les macronistes. Il épingle également son bilan sécuritaire et migratoire en tant que ministre de l’Intérieur.
15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher a reçu l’élue mercredi soir pendant une heure. Le président du Sénat s’est engagé à développer les formations à la lutte contre les violences sexuelles auprès des sénateurs.