Corse: Simeoni sera à Matignon lundi mais craint « une impasse »
Le président du Conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni rencontrera bien le Premier ministre à Matignon lundi, pour la clôture d...

Corse: Simeoni sera à Matignon lundi mais craint « une impasse »

Le président du Conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni rencontrera bien le Premier ministre à Matignon lundi, pour la clôture d...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le président du Conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni rencontrera bien le Premier ministre à Matignon lundi, pour la clôture d'un premier cycle de réunions sur l'avenir de l'île, a-t-il confirmé samedi dans un communiqué, tout en craignant "une impasse"

Le dirigeant indépendantiste Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, avait lui annoncé dimanche son refus de se rendre à ce rendez-vous, en dénonçant le "mépris" du gouvernement et l'absence d'une "négociation loyale".

Si Gilles Simeoni, le dirigeant autonomiste à la tête de l'exécutif de l'île de Beauté, se rendra bien à Matignon, il a précisé qu'il comptait "dire de vive voix au Premier ministre" ses regrets sur la façon dont se déroulent les discussions sur l'avenir de la Corse.

"L’État, en choisissant de nier la dimension politique de la question corse et de mépriser l'expression du suffrage universel, commet une faute politique grave, et (...) cette attitude, si elle perdure, va nous conduire les uns et les autres à l'échec et à l'impasse", avertit ainsi le dirigeant corse dans son communiqué.

Le président de l'Assemblée insulaire, Jean-Guy Talamoni, avait déjà boycotté plusieurs visites ministérielles et fait part, à plusieurs reprises, de sa déception sur le dialogue ouvert avec le gouvernement, qui prévoit de dédier un article à la Corse dans sa réforme constitutionnelle.

Les nationalistes au pouvoir dans l'île avaient notamment été déçus par une visite en mars d'Emmanuel Macron, qui avait écarté plusieurs de leurs revendications.

En expliquant sa décision de ne pas venir à Matignon lundi, M. Talamoni avait rappelé que les électeurs corses ont donné lors des élections territoriales de la fin 2017 "une majorité absolue à une liste se réclamant du mouvement national corse": "(Mais) Paris n'a voulu en tenir aucun compte", avait-il accusé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Maire et echarpe tricolore
5min

Politique

Municipales 2026 : combien touche un maire dans l’exercice de son mandat ?

Les maires des 35 000 communes de France, ainsi que leurs adjoints, perçoivent une indemnité qui va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille de la commune. L’immense majorité d’entre eux touche une rémunération qui ne dépasse pas les 2 000 euros net par mois. Explication.

Le

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
8min

Politique

Municipales 2026 : à quelques jours du scrutin, … que disent les derniers sondages ?

À quelques jours du premier tour des élections municipales, le paysage politique des grandes métropoles françaises reste particulièrement mouvant. Dans plusieurs villes clés, les équilibres sont fragiles, les alliances incertaines et les seconds tours encore très ouverts. Droite, gauche, centre et extrême se disputent des bastions historiques dans des configurations souvent inédites.

Le

Illustration d’une mairie
5min

Politique

Municipales 2026 : 9 communes sur 10 connaîtront leur maire à l’issue du premier tour

A quelques jours des élections municipales, 93 % des communes présentent seulement une ou deux listes à leurs habitants. Un manque de pluralisme électoral qui ne se traduit pas dans les grandes et moyennes villes comme à Montpellier qui totalise 13 candidats. Les élections municipales, qui ont une incidence majeure sur les élections sénatoriales de septembre prochain, vont sceller le destin de près de 890 000 candidats en lice.

Le

Corse: Simeoni sera à Matignon lundi mais craint « une impasse »
4min

Politique

Municipales 2026 : à Marseille, le premier tour s’annonce très serré entre le maire sortant de gauche Benoît Payan et Franck Allisio du RN 

A quelques jours du premier tour des élections municipales à Marseille, le maire sortant divers gauche Benoît Payan est au coude-à-coude avec le candidat du Rassemblement National Franck Allisio dans les sondages. Derrière eux, la candidate de la droite et du centre Martine Vassal et le candidat insoumis Sébastien Delogu pourraient se placer en arbitres du scrutin.

Le