Couleur politique aux municipales: une « manipulation » dénonce Marine Le Pen
Marine Le Pen a dénoncé une "minable manipulation" avec l'annonce par le gouvernement de ne plus attribuer de couleur politique...

Couleur politique aux municipales: une « manipulation » dénonce Marine Le Pen

Marine Le Pen a dénoncé une "minable manipulation" avec l'annonce par le gouvernement de ne plus attribuer de couleur politique...
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Marine Le Pen a dénoncé une "minable manipulation" avec l'annonce par le gouvernement de ne plus attribuer de couleur politique aux candidats sans étiquette dans les communes de moins de 9.000 habitants, qui pourrait masquer les difficultés du parti présidentiel LREM.

"Ce genre de minable manipulation doit être dénoncé ! On ne peut pas rayer de la carte les électeurs de 96% des communes françaises, même pour faire plaisir à Jupiter !!", s'est insurgée sur Twitter la présidente du Rassemblement national.

Les préfets n'attribueront plus de nuance politique aux candidats dans les communes de moins de 9.000 habitants, pour les élections municipales de mars, a annoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner dans un courrier daté du 7 janvier, adressé au président de l'Association des maires ruraux.

Le "nuançage" consiste à attribuer une couleur politique aux candidats ayant déposé une liste "sans étiquette", par exemple "divers droite", "divers gauche", "centriste"... Une pratique contestée par nombre d'élus qui ne se retrouvent pas dans les nuances qui leur sont accolées. Il était jusqu'à présent pratiqué dans les communes de plus de 1.000 habitants.

La volonté du gouvernement d'en limiter le champ est critiquée par les oppositions qui soupçonnent l'exécutif de vouloir brouiller la lisibilité des résultats des municipales.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a réfuté jeudi toute "manipulation". "Il n'y a aucune manipulation en aucune manière sur ce sujet-là", a-t-elle assuré sur France Inter, en dénonçant "l'interprétation" qui est faite de cette circulaire.

"Beaucoup de maires de petites villes réclamaient de ne pas se voir accolée une étiquette partisane" parce qu'"au niveau local il y a beaucoup de listes de rassemblement où on panache des sensibilités politiques différentes", a fait valoir la représentante du gouvernement.

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