Coupe du Monde : « Si Emmanuel Macron a envie de prendre l’avion qu’il aille à Montréal pour la Cop15 pas à Doha ! » tacle Yannick Jadot
En pleine affaire de corruption de parlementaires européens par le Qatar, Yannick Jadot regrette qu’en se déplaçant à Doha pour les phases finales de la coupe du monde, le président de la République, apporte sa caution à un régime politique mis en cause à plusieurs reprises. Interrogé par Caroline de Camaret de France24 et Dominique Baillard de RFI dans l’émission « ici l’Europe » le député européen écologiste affirme que la place d’Emmanuel Macron est au chevet de la planète, pas dans les tribunes de la coupe du monde.

Coupe du Monde : « Si Emmanuel Macron a envie de prendre l’avion qu’il aille à Montréal pour la Cop15 pas à Doha ! » tacle Yannick Jadot

En pleine affaire de corruption de parlementaires européens par le Qatar, Yannick Jadot regrette qu’en se déplaçant à Doha pour les phases finales de la coupe du monde, le président de la République, apporte sa caution à un régime politique mis en cause à plusieurs reprises. Interrogé par Caroline de Camaret de France24 et Dominique Baillard de RFI dans l’émission « ici l’Europe » le député européen écologiste affirme que la place d’Emmanuel Macron est au chevet de la planète, pas dans les tribunes de la coupe du monde.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

S’il a lui-même admis qu’il regarderait la coupe du monde sans jamais se départir de sa position critique sur les conditions de son organisation, il a toujours alerté sur le fait que le Qatar puisse tirer un bénéfice politique de l’évènement sportif. Déjà en septembre dernier dans les colonnes du quotidien l’Equipe il expliquait défendre un « boycott politique », contestant que des ministres et chefs d’États puissent se rendre dans la capitale qatarienne.

Une compétition organisée sur fond de soupçons

Aujourd’hui, l’affaire de corruption qui secoue le Parlement européen vient aux yeux du député européen ajouter encore du discrédit sur les conditions d’organisation de cette compétition : « Vous savez ce qui est terrible ; c’est que dans l’attribution de cette coupe du monde, la France est très impliquée. Il y a une enquête du parquet national financier sur un pacte de corruption avec Nicolas Sarkozy et Michel Platini. Vous avez aujourd’hui une affaire de corruption majeure qui touche le Parlement européen et on sait que cette coupe du monde au-delà d’être aberrante du point de vue écologique s’est organisée sur la mort selon le Guardian de 6 500 ouvriers liés au travail forcé. »

Un déplacement du président à Doha contesté

Pour l’eurodéputé dans ces conditions, la place du président de la République n’est pas à Doha mais à Montréal : « Je ne pense pas qu’une seconde que les bleus ont besoin du président de la République pour être motivés ». Pour Yannick Jadot, en se déplaçant pour les phases finales de la compétition, Emmanuel Macron apporte un soutien explicite au régime qatarien et « il participe comme les Qatariens à une instrumentalisation du sport pour faire de la politique. Je trouve ça scandaleux ! »

« Je ne pense pas qu’une seconde que les bleus ont besoin du président de la République pour être motivés » Yannick Jadot

Un déplacement à Doha alors que les pays réunis à Montréal pour la Cop15 peinent à trouver un accord ajoute-t-il : « En ce moment la cop15 sur la biodiversité qui doit sauver le vivant planétaire, qui doit sauver nos conditions de vie est totalement bloquée. La France bloque les fonds pour les pays du sud pour qu’ils protègent notre biodiversité mondiale ! » avant d’ajouter « Et bien s’il – le président de la République — a vraiment envie de prendre l’avion il va à Montréal il va pas à Doha ! ».

Retrouvez l’intégralité de l’entretien sur notre espace replay

Partager cet article

Dans la même thématique

BIDONVILLE A MAYOTTE
7min

Politique

Inégalités dans les outre-mer : école, santé, pouvoir d’achat… Les propositions de la commission d’enquête du Sénat pour combler les disparités avec la métropole

La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.

Le

Presidential candidate Jean-Luc Melenchon gives a press conference in Paris
7min

Politique

Écorégions : Jean-Luc Mélenchon propose de redessiner la carte des régions pour faire de la France « la première République écologique du monde »

En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.

Le

Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Main tendue de Laurent Wauquiez à Édouard Philippe : « C'est le retour de la droite la plus bête du monde », tacle le camp de Bruno Retailleau

Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.

Le

Coupe du Monde : « Si Emmanuel Macron a envie de prendre l’avion qu’il aille à Montréal pour la Cop15 pas à Doha ! » tacle Yannick Jadot
3min

Politique

Loi d’urgence agricole : « Si le Sénat fait le choix de faire capoter le texte, ce sera sa responsabilité », tacle Marc Fesneau, président des députés MoDem

Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.

Le