Couple franco-allemand : Ich liebe dich (nicht)
Invitée de l’émission « On va plus loin », Marion Van Renterghem, grand reporter, analyse les relations tendues entre la chancelière allemande et le président de la République, à quelques jours des élections européennes.

Couple franco-allemand : Ich liebe dich (nicht)

Invitée de l’émission « On va plus loin », Marion Van Renterghem, grand reporter, analyse les relations tendues entre la chancelière allemande et le président de la République, à quelques jours des élections européennes.
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C’est le désamour entre Emmanuel Macron et Angela Merkel, à moins de deux semaines du scrutin des élections européennes. Et les tensions franco-allemandes ne font que s’accentuer.

« Il n’y a pas d’hostilité » estime pourtant Marion Van Renterghem, grand reporter et auteure d’une biographie sur Angela Merkel. « Ce qui est nouveau c’est la manière et le moment (…) Le moment parce que c’est un moment politique important. On est quand même à une dizaine de jours des élections européennes, donc ce n’est pas anodin. Et la manière, parce que parler de confrontation en soi ça n’a rien de surprenant (…) Dans le couple franco-allemand, il y a toujours eu des confrontations, c’est normal, c’est fait pour ça. Ce qui est bizarre c’est que (…) Angela Merkel est quelqu’un d’extrêmement mesurée, pondérée, qui fait toujours attention à ne pas dire un mot plus haut que l’autre. Et là, c’est vrai que ça prend une petite notion d’agressivité. »

Pour la journaliste, l’affaire du Brexit n’a pas arrangé les choses. Au dernier conseil européen, Angela Merkel a montré publiquement son désaccord face à Emmanuel Macron, pour la première fois : « Ce Brexit qui avait toujours eu face à lui un couple franco-allemand extrêmement uni, une Europe très unie, avait réussi à introduire une fissure. »

Mais Marion Van Renterghem insiste sur le fait que le couple franco-allemand « est indispensable » : On a besoin de l’Allemagne autant que l’Allemagne a besoin de la France. À chaque fois qu’il y a une petite friction, on dit que c’est la fin du couple franco-allemand. À chaque fois qu’il y a quelque chose qui va bien, on dit « ça y est, c’est l’amour toujours ». Non, le couple franco-allemand va nécessairement, avec des distorsions, des frictions… et ça se répare. »    

 

Vous pouvez voir et revoir cet entretien, en intégralité :

OVPL. Entretien avec la journaliste Marion Van Renterghem (en intégralité)
07:22

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