Coupures d’électricité : « La CGT soutient tous ces mouvements, que ce soit clair » déclare Philippe Martinez
La mobilisation contre la réforme des retraites entame son 50e jour et le secrétaire général de la CGT ne compte pas faiblir sur le retrait de la réforme, alors même qu’il est victime de menaces.

Coupures d’électricité : « La CGT soutient tous ces mouvements, que ce soit clair » déclare Philippe Martinez

La mobilisation contre la réforme des retraites entame son 50e jour et le secrétaire général de la CGT ne compte pas faiblir sur le retrait de la réforme, alors même qu’il est victime de menaces.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Nous sommes aussi victimes de menaces. Je reçois des lettres d'insultes, des lettres racistes » explique le leader de la CGT Philippe Martinez. S’il assure recevoir de nombreux soutiens, notamment dans les caisses de grève des salariés mobilisés, il dénonce « un climat malsain ».

« Ce climat, il entraîne toutes les dérives » déplore Philippe Martinez, qui raconte avoir reçu des messages du type « sale espagnol retourne dans ton pays ». « C’est insupportable. J'ai reçu une lettre avec un pétard dedans où on me disait 'on va te faire sauter' » ajoute-t-il. Des tentatives d’intimidation qui ne vont pas pour autant affaiblir la volonté de mobilisation de la CGT selon le secrétaire général.

Après la polémique survenue à la suite de l’intrusion de militants cégétistes dans les locaux de la CFDT, Philippe Martinez, qui a condamné « personnellement » cette action, ne compte pas revenir sur le sujet. « J'ai eu l'occasion de m'exprimer sur le sujet, il y a eu un communiqué. »

Coupures d’électricité

Le syndicat est aussi accusé de « dérives » plus ou moins violentes, notamment par le gouvernement, après plusieurs coupures d’électricité massives en guise de protestation. La ministre Élisabeth Borne s’est exprimée à la sortie du Sénat hier, dénonçant « des actes graves et illégaux ».

« La CGT et le secrétaire général soutiennent tous ces mouvements, que ce soit clair » affirme Philippe Martinez. « Quand on n'est pas écouté, on passe à d'autres formes d'actions. » Il dénonce également des mensonges du gouvernement sur ces mobilisations, destinés « à mettre de l’huile sur le feu ».

Ainsi il souligne « le sens du service public » de ces mêmes agents, qui « rétablissent le courant aux citoyens qui sont victimes, pas des grévistes, mais des opérateurs privés parce qu'ils ne peuvent plus payer. Ça concerne 25% des citoyens dans l'année » conclut-il, mais « le gouvernement n’en parle pas ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le

Recolte betterave 2020
7min

Politique

Projet de loi d'urgence agricole : une censure du Conseil constitutionnel est-elle envisageable ?

Mercredi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole qui prévoit l'utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Un texte qui va faire l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par différents groupes politiques. L'année dernière, les Sages avaient censuré une disposition similaire issue d'un texte d'origine sénatoriale, mais les parlementaires ont, depuis, revu leur copie.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
5min

Politique

Quels ministères ont connu le plus de ministres pendant les mandats d’Emmanuel Macron ?

Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron ont été marqués par un nombre important de gouvernements. Sur ces neuf ans, c’est le ministère de la Santé qui a connu le plus de ministres, talonné par les ministères en charge des Collectivités territoriales ou de l’Environnement. Les Armées, l’Economie et les Affaires étrangères sont ceux avec le plus de stabilité. Le reflet de choix politiques ou le fruit d’une instabilité politique ?

Le