Covid-19 : Delfraissy, Bachelot, Raoult…auditionnés par la commission d’enquête du Sénat
Programme chargé pour la commission d’enquête du Sénat sur la pandémie de Covid-19. En quelques jours, les sénateurs vont auditionner, Didier Raoult, Roselyne Bachelot, Gérald Darmanin, Marisol Touraine, Jérôme Salomon, mais aussi Agnès Buzyn. Ce mardi, c'est le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy qui répond aux questions des sénateurs. 

Covid-19 : Delfraissy, Bachelot, Raoult…auditionnés par la commission d’enquête du Sénat

Programme chargé pour la commission d’enquête du Sénat sur la pandémie de Covid-19. En quelques jours, les sénateurs vont auditionner, Didier Raoult, Roselyne Bachelot, Gérald Darmanin, Marisol Touraine, Jérôme Salomon, mais aussi Agnès Buzyn. Ce mardi, c'est le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy qui répond aux questions des sénateurs. 
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Ce mardi c'est le retour au Sénat de Jean-François Delfraissy auditionné à partir de 10h30 par la commission. Le président du conseil scientifique avait déjà été auditionné pendant le confinement par la commission des affaires sociales. Il avait d’ailleurs évoqué le risque d’une « deuxième vague » après l’été.

On ne le présente plus. Didier Raoult, directeur de l’institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille répondra lui aussi aux questions des parlementaires, mardi 15 septembre à 15H00. À noter qu'il devait, au départ, participer à une table ronde avec d’autres experts scientifiques, mais l'intéressé a refusé. Pour mémoire, ce n’est pas la première fois que Didier Raoult est auditionné à la Haute assemblée. En 2012, lors d’un colloque sur les maladies infectieuses émergentes, organisé par Fabienne Keller, alors sénatrice LR du Bas-Rhin, Didier Raoult avait alerté sur le défaut d’organisation de l’administration dans le système de soin la France et avait craint que la France ne devienne un « pays de seconde zone » dans la lutte contre les maladies infectieuses.

En 2010, déjà, les sénateurs de la commission d’enquête sur la grippe H1N1 auditionnaient celui qui était le directeur de l’Unité mixte de recherche des Rickettsies à la faculté de médecine de Marseille. « La vaccination a cessé d’être un enjeu médical pour devenir un enjeu politique » jugeait-il.

Mercredi 16 septembre, la commission d’enquête enchaînera les tables rondes : à 9H00, avec des experts en santé publique et à 14h30 avec des acteurs institutionnels parmi lesquels, Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé.

Jeudi 17 septembre, ce sont deux anciennes ministres de la Santé qui répondront aux questions des parlementaires, Marisol Touraine à 9h00 et Roselyne Bachelot 11h. A 16H00, c’est l’actuel ministre de l’Intérieur ; Gérald Darmanin qui leur succédera.

La semaine suivante, programme tout aussi chargé pour les sénateurs de la commission d'enquête.

Mardi 22 septembre, Xavier Bertrand, ancien ministre de la Santé, sera reçu à 9h. La ministre des Armées, Florence Parly lui succédera à 15h. On peut pressentir d’ores et déjà qu’elle répondra à des questions sur les clusters de la base aérienne de Creil et du porte-avions Charles de Gaulle.

Mercredi 23 septembre sera assurément un des temps forts des travaux de la commission, avec l’audition à 15h de l’ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn. L’ancienne candidate LREM à la mairie de Paris avait créé la polémique en déclarant dans Le Monde à l’issue du premier tour : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu »

Devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale en juin dernier, l’ancienne ministre avait tenté d’atténuer la portée de ses propos. « J’avais passé une journée épouvantable. J’étais très fatiguée. On m’accusait sur les réseaux sociaux de n’avoir rien vu venir. C’est tout le contraire. Je me suis battue pendant un mois. (…) Ce que j’ai dit au “Monde” ce jour-là, c’était “arrêtez de dire que je n’ai rien vu”. J’ai tout vu. Cet article laisse penser que je n’ai pas préparé ».

Mercredi toujours, à 9H00, c’est l’ancienne porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye qui participera à une table ronde sur la communication de crise.

Jeudi matin, l’audition de l’actuel ministre de la Santé, Olivier Véran clôturera la semaine.

Des auditions à suivre sur Public Sénat et publicsenat.fr

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Senat
4min

Politique

Budget : quand Sébastien Lecornu zappe les sénateurs dans sa lettre aux parlementaires…

Suite aux recours au 49.3 par le premier ministre pour faire adopter le budget, Sébastien Lecornu a écrit aux parlementaires pour expliquer les principales mesures de ce budget de compromis. Une lettre envoyée aux seuls députés en réalité. Les sénateurs, eux, ne l’ont pas reçue. Ils devront attendre le retour du texte à la Haute assemblée pour que le premier ministre leur écrive.

Le

Covid-19 : Delfraissy, Bachelot, Raoult…auditionnés par la commission d’enquête du Sénat
3min

Politique

« Trump aux petits pieds » : Christian Estrosi dénonce une campagne municipale « très peu digne » d’Eric Ciotti à Nice

À Nice, l’actuel maire (Horizons) Christian Estrosi et le député (UDR) Éric Ciotti se livrent une bataille acharnée pour emporter le plus de suffrages lors des prochaines élections municipales. Les deux camps n’hésitent pas à s’attaquer via les réseaux sociaux. « Éric Ciotti tronque des vidéos et essaie de faire passer de l’humour pour des attaques », estime Christian Estrosi, après la publication d’un enregistrement volé relayé par son rival.

Le

Covid-19 : Delfraissy, Bachelot, Raoult…auditionnés par la commission d’enquête du Sénat
3min

Politique

Projet de loi de finances : « Ce 49-3 conduit malgré tout à un budget assez désastreux », regrette Christian Estrosi

Sébastien Lecornu a déclenché mardi un premier recours à l’article 49-3 pour faire adopter sans vote la partie « recettes » du projet de loi de finances 2026. « Il aurait fallu le dégainer avant », réagit sur Public Sénat Christian Estrosi, maire (Horizons) de Nice. Si l’édile juge le texte « assez désastreux », il demande aux députés de son parti de ne pas voter la censure contre le gouvernement.

Le