Covid-19 : « Il faut une stratégie de choc », selon Alexis Corbière
Le député La France insoumise, Alexis Corbière, invité de l'émission Audition publique ce 26 octobre 2020, estime que « nous allons devoir aller vers un confinement » et qu’il faut en finir avec les « demi-mesures ».

Covid-19 : « Il faut une stratégie de choc », selon Alexis Corbière

Le député La France insoumise, Alexis Corbière, invité de l'émission Audition publique ce 26 octobre 2020, estime que « nous allons devoir aller vers un confinement » et qu’il faut en finir avec les « demi-mesures ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Après la croissance fulgurante du nombre de nouveaux cas journaliers de Covid-19, jusqu’à dépasser la barre des 50.000 ce week-end – le député (La France insoumise) Alexis Corbière en est convaincu : « Nous allons devoir aller vers un confinement ». Le parlementaire de Seine-Saint-Denis, invité d’Audition publique sur Public Sénat, LCP-AN et Le Figaro Live, estime que la tendance est désormais « significative, indiscutablement » et que les statistiques signent pour lui un échec des « semaines de demi-confinement ».

« Les stratégies utilisées jusque-là n'endiguent pas la progression du virus », a-t-il souligné, mettant en cause « l’échec » du ministre de la Santé Olivier Véran sur la stratégie tester-tracer-isoler ou déplorant l’absence de nouveaux lits de réanimation. Le couvre-feu instauré à 21 heures dans 54 départements a eu pour effet selon lui à « diffuser le virus », en concentrant davantage la population dans les transports. « On a l’impression que c’est business d’abord », a-t-il reproché.

À la veille de deux conseils de défense, où les présidents de groupe parlementaires seront consultés dans l’intervalle, Alexis Corbière plaide pour un confinement strict, « à l’image du premier ». « Il faut une stratégie de choc face à une situation préoccupante », a-t-il insisté, plaidant pour des « revenus de remplacement » pour les personnes mises en difficulté économiquement. Il estime également que la question de l’ouverture des établissements scolaires se posera, étant des « lieux de circulation du virus ». Il a également encouragé pour un recours au télétravail « autant que possible », soulignant que cette option n’avait pas été assez sollicitée.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

Covid-19 : « Il faut une stratégie de choc », selon Alexis Corbière
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le

Covid-19 : « Il faut une stratégie de choc », selon Alexis Corbière
2min

Politique

En réponse à l’absence de Lecornu, les présidents de départements boycottent le discours de Françoise Gatel

Le Premier ministre a annulé hier soir sa venue aux Assises des départements de France et a convié à Matignon le 16 novembre les présidents des exécutifs locaux pour tenter de répondre à leurs inquiétudes sur le budget. En guise de protestation, les présidents de départements ont quitté la salle au moment du discours de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel.

Le