Le député LR du Vaucluse, invité de Public Sénat, veut « rendre obligatoire » la vaccination pour les soignants. Julien Aubert souhaite par ailleurs « qu’on dise aux plus vulnérables « autoconfinez-vous à titre préventif » », plutôt qu’un confinement généralisé.
Covid-19 : « Il n’est pas admissible pour les Français de se faire contaminer par des soignants », selon Julien Aubert
Le député LR du Vaucluse, invité de Public Sénat, veut « rendre obligatoire » la vaccination pour les soignants. Julien Aubert souhaite par ailleurs « qu’on dise aux plus vulnérables « autoconfinez-vous à titre préventif » », plutôt qu’un confinement généralisé.
Par Public Sénat
Temps de lecture :
3 min
Publié le
Mis à jour le
Julien Aubert, député LR du Vaucluse, était l’invité de Bonjour chez vous !, la matinale de Public Sénat. Il a commencé par rendre hommage au député LR, Olivier Dassault, décédé dimanche dans le crash d’un hélicoptère. « Ça a été un sentiment de stupéfaction », « il était à la tête d’une grande entreprise et à la fois un homme très simple. C’est une perte tragique pour le groupe LR » a réagi Julien Aubert. « Il faisait partie de ces capitaines d’industrie qui aiment la France » salue le député. Regardez :
Interrogé sur l’accélération de la vaccination durant le week-end, il se dit « rassuré, de ce point de vue là, car le gouvernement a conscience qu’il fallait passer à la vitesse supérieure ». Au sujet de la question de la vaccination des soignants, dont le taux de vaccination atteignait 30 % la semaine dernière, Julien Aubert estime qu’il n’est « pas admissible pour les Français de se faire contaminer par des soignants. Le vaccin ne protège pas forcément de la contamination mais oui, c’est indispensable que les soignants se fassent vacciner », « pour les soignants, il faut la rendre obligatoire ». Le sujet est sensible pour les soignants, chez qui les demandes de Jean Castex et d’Olivier Véran de se faire vacciner sont mal passées (lire notre article).
Julien Aubert se dit opposé au confinement, « la pire solution qu’on puisse avoir sur la table ». « Le couvre-feu est quelque chose qui est tout aussi usant pour la population ». « Nous sommes sous couvercle depuis un an. Combien de temps cette situation peut encore durer ? Le gouvernement nous dit qu’en avril, on verra plus clair, je suis très circonspect » dit-il. « Partons du principe que ça peut durer un an » encore. « Est-ce que cette société peut encore durer un an avec ses restaurants fermés ? », demande le député LR, qui est en conséquence « plutôt favorable pour qu’on dise aux plus vulnérables autoconfinez-vous à titre préventif ». Et si vraiment on « doit faire un confinement », il doit être « strict, d’un mois, et avec une vaccination massive avec une logistique de type militaire ».
Julien Aubert est par ailleurs revenu sur la polémique autour du parquet national financier (PNF), qui a été mis en cause la semaine dernière après la condamnation de Nicolas Sarkozy. Selon le député LR, « il faut dissoudre le PNF ».
Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.
Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.
En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».
Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.