Le député LR du Vaucluse, invité de Public Sénat, veut « rendre obligatoire » la vaccination pour les soignants. Julien Aubert souhaite par ailleurs « qu’on dise aux plus vulnérables « autoconfinez-vous à titre préventif » », plutôt qu’un confinement généralisé.
Covid-19 : « Il n’est pas admissible pour les Français de se faire contaminer par des soignants », selon Julien Aubert
Le député LR du Vaucluse, invité de Public Sénat, veut « rendre obligatoire » la vaccination pour les soignants. Julien Aubert souhaite par ailleurs « qu’on dise aux plus vulnérables « autoconfinez-vous à titre préventif » », plutôt qu’un confinement généralisé.
Julien Aubert, député LR du Vaucluse, était l’invité de Bonjour chez vous !, la matinale de Public Sénat. Il a commencé par rendre hommage au député LR, Olivier Dassault, décédé dimanche dans le crash d’un hélicoptère. « Ça a été un sentiment de stupéfaction », « il était à la tête d’une grande entreprise et à la fois un homme très simple. C’est une perte tragique pour le groupe LR » a réagi Julien Aubert. « Il faisait partie de ces capitaines d’industrie qui aiment la France » salue le député. Regardez :
Interrogé sur l’accélération de la vaccination durant le week-end, il se dit « rassuré, de ce point de vue là, car le gouvernement a conscience qu’il fallait passer à la vitesse supérieure ». Au sujet de la question de la vaccination des soignants, dont le taux de vaccination atteignait 30 % la semaine dernière, Julien Aubert estime qu’il n’est « pas admissible pour les Français de se faire contaminer par des soignants. Le vaccin ne protège pas forcément de la contamination mais oui, c’est indispensable que les soignants se fassent vacciner », « pour les soignants, il faut la rendre obligatoire ». Le sujet est sensible pour les soignants, chez qui les demandes de Jean Castex et d’Olivier Véran de se faire vacciner sont mal passées (lire notre article).
Julien Aubert se dit opposé au confinement, « la pire solution qu’on puisse avoir sur la table ». « Le couvre-feu est quelque chose qui est tout aussi usant pour la population ». « Nous sommes sous couvercle depuis un an. Combien de temps cette situation peut encore durer ? Le gouvernement nous dit qu’en avril, on verra plus clair, je suis très circonspect » dit-il. « Partons du principe que ça peut durer un an » encore. « Est-ce que cette société peut encore durer un an avec ses restaurants fermés ? », demande le député LR, qui est en conséquence « plutôt favorable pour qu’on dise aux plus vulnérables autoconfinez-vous à titre préventif ». Et si vraiment on « doit faire un confinement », il doit être « strict, d’un mois, et avec une vaccination massive avec une logistique de type militaire ».
Julien Aubert est par ailleurs revenu sur la polémique autour du parquet national financier (PNF), qui a été mis en cause la semaine dernière après la condamnation de Nicolas Sarkozy. Selon le député LR, « il faut dissoudre le PNF ».
À la suite des violences en marge des mobilisations du 17 octobre dernier, Emmanuel Macron a annoncé, ce jeudi, que seules les manifestations organisées par des syndicats seraient autorisées samedi, avec des tracés visant à protéger les commerces.
A l’issue du Conseil de sécurité, ce jeudi 22 octobre, Emmanuel Macron a exprimé sa volonté d’interdire « partout où on le peut », les manifestations qui ne seraient pas organisées par les syndicats. Un durcissement qui s’ajoute aux précédentes mesures déjà annoncées le 18 octobre.
Répondant à l’appel d’associations et de syndicats, plusieurs dizaines de milliers de contre-manifestants sont attendus, ce week-end, à Orléans, pour protester contre le congrès du RN. L’occasion pour Marine Le Pen et les cadres du parti de rappeler l’une de leurs mesures phares : la fin des subventions publiques aux associations « politisées ».
Invité de la matinale de Public Sénat, Michel Barnier a renouvelé son soutien à Bruno Retailleau, tout en défendant le principe d’une candidature unique à droite et au centre, désigné par une primaire.