Lors des questions au gouvernement, au Sénat, mercredi 8 décembre, le ministre de la Santé Olivier Véran a été interpellé sur le renforcement des mesures de vigilance contre la 5e vague de covid-19 et la campagne de rappel vaccinal. « Nous avons suffisamment de vaccins pour toute la population », rassure-t-il. Et rappelle que le vaccin Moderna est tout aussi efficace que le vaccin Pfizer.
Covid-19 : « Il n’y a pas de pénurie de vaccins », assure Olivier Véran
Lors des questions au gouvernement, au Sénat, mercredi 8 décembre, le ministre de la Santé Olivier Véran a été interpellé sur le renforcement des mesures de vigilance contre la 5e vague de covid-19 et la campagne de rappel vaccinal. « Nous avons suffisamment de vaccins pour toute la population », rassure-t-il. Et rappelle que le vaccin Moderna est tout aussi efficace que le vaccin Pfizer.
Par Public Sénat
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« Moi-même, Madame la sénatrice, j’ai eu de l’AstraZeneca, du Pfizer, du Moderna, et je me présente devant vous », lance Olivier Véran, le ministre de la Santé. À l’heure des questions au gouvernement, au Sénat, mercredi 8 décembre, il a été interrogé par Marie-Claude Varaillas (Communistes, républicains, citoyens et écologistes) sur le renforcement des mesures contre la pandémie de covid-19, dont la cinquième vague touche actuellement le territoire. La sénatrice s’inquiète « d’une prise d’assaut des pharmacies et de centres de vaccination pour avoir la troisième dose avant le 15 janvier. Or les stocks de vaccins Pfizer commencent à manquer. Votre solution qui consiste à proposer en priorité le vaccin Moderna n’est pas de nature à faire se vacciner ceux qui sont réticents en raison des risques, certes très rares, inhérents à ce vaccin pour les moins de 30 ans ».
« Le vaccin Moderna fonctionne aussi bien que le vaccin de Pfizer »
La réponse du ministre de la Santé est ferme et limpide : « Le vaccin Moderna est un vaccin à ARN messager qui fonctionne aussi bien que le vaccin Pfizer. Ce n’est pas parce que vous avez eu une première ou une deuxième dose de Pfizer que vous ne devez pas avoir une dose de Moderna en 3e injection ». Face à l’afflux des citoyens pour obtenir une dose de rappel, Olivier Véran assure « qu’il n’y a pas de pénurie de vaccins. Nous [en] avons suffisamment pour toute la population […]. Nous avons envoyé cette semaine 4 millions de doses complémentaires à la médecine de ville, qui vient de commander encore plusieurs millions de doses. Je vous le redis : pour les moins de 30 ans, c’est Pfizer ; pour tous les plus de 30 ans, c’est du Pfizer ou du Moderna indistinctement. Nous avons des millions de doses en cours d’utilisation ».
Alors que les fêtes de fin d’année approchent, l’objectif est de nouveau martelé : « il faut aller vite ». Le ministre de la Santé se félicite des « 650 000 injections de rappel » réalisées hier dans le pays, « ce qui est un record ». « Cela montre qu’il y a un engouement pour le rappel, que la logistique suit, et que nous sommes dans une course contre la montre. Vous ne m’entendrez jamais me plaindre qu’il y a beaucoup de Français qui souhaitent se faire vacciner », conclut-il.
À Paris, la fusion des listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel relève davantage du réalisme politique face à l’avance de la gauche que d’un rapprochement sincère et naturel. Il a fallu surmonter « une forme d’inimitié » entre les deux candidats, reconnait la vice-présidente de LR et sénatrice de la capitale Agnès Evren, qui compte aussi sur les reports de voix des électeurs de Sarah Knafo.
A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.
À quelques jours du second tour des municipales à Nice, Bruno Retailleau, le patron des LR, a déclenché une crise ouverte au sein de sa propre famille politique et du bloc central, en refusant de soutenir le maire sortant Christian Estrosi face à Éric Ciotti, allié du RN. Plus largement, le psychodrame azuréen fragilise l'accord national passé avec Horizons, mais révèle aussi les fractures d’une droite à la recherche de sa boussole stratégique pour 2027.
Qualifiée de justesse pour le second tour des municipales parisiennes avec 10,4 % des voix, la candidate Reconquête, Sarah Knafo, a finalement choisi de se retirer « pour Paris », sans toutefois donner de consigne de vote, mais « pour battre la gauche ». Une décision présentée comme un « choix de responsabilité », mais qui soulève autant de questions stratégiques que politiques.