Covid-19 : le retour du masque obligatoire en extérieur
A l’issue du Conseil de défense sanitaire et du Conseil des ministres du 27 décembre consacrés à la poussée fulgurante du variant Omicron, le gouvernement a annoncé le retour du port du masque obligatoire en extérieur. La décision s’applique dès aujourd’hui dans une cinquantaine de départements. 

Covid-19 : le retour du masque obligatoire en extérieur

A l’issue du Conseil de défense sanitaire et du Conseil des ministres du 27 décembre consacrés à la poussée fulgurante du variant Omicron, le gouvernement a annoncé le retour du port du masque obligatoire en extérieur. La décision s’applique dès aujourd’hui dans une cinquantaine de départements. 
Public Sénat

Par Chantal Baoutelman

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Pas de bal, mais le masque pour ce réveillon de la Saint Sylvestre. Avec plus de 200 000 cas de contamination, l’année se termine avec de nouvelles mesures contraignantes pour lutter contre l’épidémie du covid-19.

S’il n’y a pas de couvre-feu pour le réveillon du nouvel an, le port du masque obligatoire a été « étendu notamment en extérieur dans les centres-villes » a annoncé le Premier ministre Jean Castex, à l’issue du Conseil de défense sanitaire et du Conseil des ministres du 27 décembre.

Ainsi, le masque redevient obligatoire à l’extérieur pour toute personne âgée de 11 ans et plus. L’application de cette mesure, qui n’est pas nationale, est laissée au bon vouloir et à l’appréciation des préfets.

« Cela se fait en concertation avec les maires des villes. Au regard de l’importance du taux d’incidence depuis quelques jours, il serait étonnant que des élus s’y opposent. C’est une question de bon sens et de santé publique » aurait-on défendu à Matignon selon LCI. En cas de manquement, les récalcitrants pourraient écoper d’une amende de 135 euros.

De plus en plus de grandes villes concernées

Qui est aujourd’hui concerné par cette obligation ? Presque l’ensemble de la région parisienne. Après la capitale, les départements des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne, de Seine-Saint-Denis, du Val-d’Oise, de Seine-et-Marne, de l’Essonne et des Yvelines ont décidé d’instaurer le port du masque obligatoire en extérieur sur leurs territoires.

De grandes villes telles que Lyon, Villeurbanne, Dijon, Tours, Grenoble, La Rochelle ou encore Nîmes ont également adopté la mesure. Idem en Guadeloupe, à la Réunion, en Martinique et à Mayotte.

Les stations de ski ne sont pas en reste : le port du masque est désormais obligatoire dans les centres-villes de la Savoie et la Haute-Savoie ainsi que les stations de ski de l’Isère et des Hautes-Alpes.

Si vous avez un doute concernant votre localité, LCI dresse ici la liste de tous les départements soumis à cette obligation.
 

Une décision qui divise

Le masque obligatoire en extérieur : vraie bonne idée ou fausse bonne idée ? Comme pour la plupart des questions liées au covid-19, les avis divergent, même parmi les médecins.

Alain Milon, sénateur LR, est favorable à cette mesure. Ce médecin de profession confie à Public Sénat : « Dans la mesure où l’on voit que le covid-19 est encore extrêmement dangereux, il faudrait rendre le masque obligatoire partout et systématiquement. Je suis très contraignant » assume-t-il. Avec un port du masque à la carte, il craint qu’« on oublie. Autant ne pas prendre de risque ».

L’épidémiologiste Mahmoud Zureik, lui, est plutôt sceptique. « L’extrême majorité des contaminations se passent à l’intérieur, dans des huis clos peu ventilés, comme les bars ou les restaurants », explique-t-il sur France info.

Le sénateur PS Bernard Jomier appelle à plus de cohérence. « Il est important que les mesures d’obligation soient comprises, en cohérence avec les données scientifiques. Et si vous promenez votre chien à 22 heures et qu’il n’y a personne, il n’y a pas de problème à ne pas porter un masque » tient à rassurer ce médecin généraliste.

Bernard Jomier craint, en effet, que des règles trop strictes braquent les Français. Le risque selon le sénateur est que « la position en faveur du port du masque tout le temps nourrisse les complotistes », et qu'elle s'avère donc contre-productive.

« Lire aussi. Port du masque en extérieur : une décision qui fait encore débat

 

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