Covid-19 : le Service de santé des armées s’apprête à envoyer des renforts en Guadeloupe
Auditionnée devant la commission d’enquête du Sénat ce 22 septembre, la ministre des Armées Florence Parly a indiqué elle allait proposer au Conseil de défense l'envoi d'une « trentaine de personnels soignants » du Service de santé des armées pour épauler le centre hospitalier de Guadeloupe et son service de réanimation.

Covid-19 : le Service de santé des armées s’apprête à envoyer des renforts en Guadeloupe

Auditionnée devant la commission d’enquête du Sénat ce 22 septembre, la ministre des Armées Florence Parly a indiqué elle allait proposer au Conseil de défense l'envoi d'une « trentaine de personnels soignants » du Service de santé des armées pour épauler le centre hospitalier de Guadeloupe et son service de réanimation.
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La situation est critique en Guadeloupe. Avec un taux d’incidence de 288,7 (nombre de tests positifs de Covid-19 pour 100 000 habitants), soit plus de trois plus qu’au niveau national, l’île tire la sonnette d’alarme. Le taux d’occupation des lits en réanimation, selon Santé Publique France, atteint désormais 89 %. Auditionnée au Sénat par la commission d’enquête Covid-19 ce 22 septembre, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé qu’elle allait proposer, lors du Conseil de défense du 23 septembre, la mobilisation de soignants issus du Service de santé des armées (SSA), pour « soulager » le centre hospitalier de Pointe-à-Pitre, dans la prise en charge des patients atteints de la Covid-19.

« Il est nécessaire de pouvoir renforcer l’hôpital à hauteur d’une bonne trentaine de personnels soignants […] C’est une intention, nous avons un Conseil de défense demain matin et je pense que nous aurons la possibilité d’échanger sur ces options avec le ministre des Solidarités et la Santé », a-t-elle répondu devant les sénateurs. Elle a précisé que ce déploiement pouvait intervenir dans des « délais brefs ».

Cette évaluation des besoins est le résultat, selon elle, de la visite la semaine dernière d’une équipe du SSA. Ces derniers ont identifié des besoins en moyens humains, et non matériels. « Il existe des lits libres, dans lesquels il n’est pas possible, semble-t-il à l'heure actuelle, d’accueillir des malades, faute de personnels soignants disponibles pour le faire. » La ministre a donc exclu l’installation d’un hôpital de campagne comme ce fut le cas au printemps à Mulhouse (Haut-Rhin), avec la constitution en huit jours d’un élément militaire de réanimation (EMR). « La situation est grave », l’a interpellée la sénatrice (PS) du département Victoire Jasmin, évoquant des médecins et des réanimateurs « débordés ».

La parlementaire a également demandé si des évacuations de malades vers la métropole étaient envisagées. Selon la ministre cette solution ne « paraît pas, à ce stade, répondre à la situation, dès lors qu’on serait en situation de pouvoir armer 8 lits de réanimation » aujourd’hui inoccupés.

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