Covid-19 : « Nous n’avons rien à cacher », assure Jean Castex
Pris à partie par les sénateurs lors des questions au gouvernement, concernant la gestion de la crise sanitaire par l’exécutif, le premier ministre a défendu une politique transparente menée par le gouvernement.

Covid-19 : « Nous n’avons rien à cacher », assure Jean Castex

Pris à partie par les sénateurs lors des questions au gouvernement, concernant la gestion de la crise sanitaire par l’exécutif, le premier ministre a défendu une politique transparente menée par le gouvernement.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L’heure est venue de rendre des comptes. Un an après l’annonce du premier confinement dû à l’épidémie de covid-19, le gouvernement défend bec et ongles sa gestion de la crise sanitaire, devant un Parlement parfois sceptique. Ce mercredi, à l’occasion de la séance hebdomadaire des questions d’actualité au gouvernement, les présidents des groupes socialistes et communistes, Patrick Kanner et Eliane Assassi, ont pris à partie le premier ministre sur le sujet. « D’urgence en urgence, la démocratie est déstabilisée et nos libertés écornées », pointe du doigt le chef de file des sénateurs socialistes, alors que le gouvernement s’apprête à annoncer de nouvelles mesures restrictives, en Île-de-France notamment. « Il faut organiser la prise de décisions de manière transparente et démocratique », réclame Patrick Kanner, faisant référence au fonctionnement qu’il juge cloisonné du Conseil de défense et à son rôle clé dans la prise de décisions du gouvernement.

« Je revendique devant la Haute assemblée la parfaite transparente des décisions de l’exécutif et de cette crise devant le Parlement et le peuple français », rétorque Jean Castex. « Le peuple Français dispose de l’ensemble des éléments, y compris pour se faire sa propre opinion. Nous respectons scrupuleusement les règles d’évolution des pouvoirs et compétences applicables dans la gestion d’une crise sanitaire. C’est ce que nous faisons par divers canaux y compris par la création d’un comité de liaison par l’exécutif et les présidents de groupe parlementaires qui se réunira cet après-midi. Nous n’avons rien à cacher, tout à gagner par la transparence surtout dans cette expérience collective que traverse notre pays. »

Jean Castex hué par les sénateurs sur le Ségur de la Santé

« Vous ne m’avez pas convaincu et le silence du maître du temps perdu devient assourdissant », répond Patrick Kanner, en écho aux propos de la sénatrice Eliane Assassi, qui demande un « changement radical de politique de santé publique, rompant avec les lois du marché ». Alors que la vague épidémique est en phase de submerger les hôpitaux de plusieurs régions, la chef de file des sénateurs communiste attire l’attention du gouvernement sur la nécessité d’une évolution du modèle de gestion du système de santé. « Le gouvernement a réalisé des progrès sur ce registre », lui répond Jean Castex. « Il y a les questions structurelles sur la manière de réarmer notre système de santé, et des enseignements ont été tirés de cette crise avec le Ségur de la Santé », ajoute-t-il, sous les huées de la gauche de l’assemblée. Et de conclure : « 9 milliards et demi d’euros, c’est ce que ce plan contient. Comment pouvez-vous dire qu’il n’y a rien dedans ? ».

Partager cet article

Dans la même thématique

EU Summit, Europa-Gebäude, Br%FCssel, Belgium – 15 Oct 2026
7min

Politique

Union européenne : comment est abondé le budget et que finance-t-il ?

Les dirigeants européens ont entamé jeudi à Bruxelles les négociations autour du prochain budget de l’UE sur la période 2028-2034. La Commission aimerait trouver un accord d’ici la fin de l’année, avant la tenue des élections dans plusieurs États membres, dont la France. La favorite des sondages, Marine Le Pen, plaide pour une baisse de la contribution française au budget de l’Union. Comment fonctionne le budget de l’Union européenne ? Explications.

Le

Covid-19 : « Nous n’avons rien à cacher », assure Jean Castex
5min

Politique

Désindexation des retraites au-delà de 1260 euros : « Il faut que tout le monde contribue », insiste le ministre Jean-Pierre Farandou

Comme ses collègues de Bercy, le ministre du Travail et des Solidarités a défendu la proposition initiale du budget de la Sécurité sociale de n’indexer sur l’inflation que les petites pensions allant jusqu’à 1260 euros. Il s’agit d’une dérogation à la règle habituelle. Il suggère à l’avenir d’aborder cette question de l’évolution annuelle des retraites, sur le modèle des complémentaires de l’Agirc-Arrco.

Le

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
7min

Politique

Des produits sains vendus sans marge en grande surface : Que contient la proposition de loi de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl ?

Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.

Le

Paris : French far-right Rassemblement National (RN) parliamentary session
3min

Politique

Sondage : Marine Le Pen creuse l'écart et s'installe en grande favorite à quelques mois de la présidentielle

Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).

Le