Covid 19 : Patrick Kanner ne veut pas que « le Parlement soit la voiture-balai du gouvernement »
Le président du groupe socialiste au Sénat qualifie « d’échec collectif » la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, et estime que le corps politique n’a pas été suffisamment associé aux décisions.

Covid 19 : Patrick Kanner ne veut pas que « le Parlement soit la voiture-balai du gouvernement »

Le président du groupe socialiste au Sénat qualifie « d’échec collectif » la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, et estime que le corps politique n’a pas été suffisamment associé aux décisions.
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« Aujourd’hui, le déconfinement est un échec ». C’est le constat du président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner, interrogé par Public Sénat à l’issue des questions au gouvernement, ce mercredi. Alors que le ministre de la Santé, Olivier Véran, a été pris à parti par les membres de la Haute chambre sur la stratégie du gouvernement face à la deuxième vague de Covid-19, le sénateur socialiste estime qu’il faut désormais chercher les raisons de cet échec « qui va probablement impacter, dès demain soir, 67 millions de Français ».

Alors qu’Emmanuel Macron doit annoncer, ce mercredi, une série de mesures durcies pour lutter contre l’épidémie, et que l’hypothèse d’un reconfinement généralisé est sur la table, Patrick Kanner considère qu’il s’agit d’un « échec collectif » du gouvernement. « Emmanuel Macron avait affirmé, le 14 juillet dernier, que nous étions prêts en cas de deuxième vague, ce n’est manifestement pas le cas. Le gouvernement doit désormais assumer ses décisions, et le fait que beaucoup de mesures auraient pu être prises depuis le 11 mai, y compris sur le plan social, pour accompagner les Français », soutient le chef de file des sénateurs PS.

Remettant en cause la gestion de la crise par le gouvernement, Patrick Kanner estime que les membres de la scène politique et les parlementaires n’ont pas été suffisamment associés aux décisions. « Hier, lors de la réunion qui a eu lieu rue de Ségur, nous sommes restés sur notre faim », assure Patrick Kanner qui ne se prononce pas sur son vote pour la confiance au gouvernement. « On nous prend en otage, et je refuse que le Parlement soit aujourd’hui la voiture-balai du gouvernement. »

 

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