Crépol : « Le gouvernement est dans le déni », estime Bruno Retailleau

A la sortie des questions d’actualité au gouvernement, le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau est revenu sur la tentative d’expédition punitive menée par des groupuscules d’extrême droite ce week-end à Romans-sur-Isère.
Rédaction Public Sénat

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Mardi, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a annoncé qu’il allait proposer la dissolution de « divers groupuscules » d’extrême droite notamment « un groupe qui s’appelle la Division Martel ». Une réponse à la tentative d’expédition punitive menée ce week-end par une centaine de militants dans les rues de Romans-sur-Isère ce week-end, avec pour objectif d’en découdre avec des habitants du quartier de la Monnaie d’où sont originaires plusieurs mis en cause dans la mort du jeune Thomas, poignardé lors d’une fête de village, il y a une dizaine de jours.

« Je suis favorable à la dissolution des groupes d’extrême droite et je condamne ces groupuscules », a d’abord réagi, le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau. « Mais il ne faut pas que l’exécutif, ou la gauche et l’extrême gauche, se réfugie derrière ces groupes d’extrême droite pour échapper à la vraie signification de Crépol », a-t-il ajouté.

« Le gouvernement est dans le déni […] Quand vous écoutez les gens sur place, ils veulent que la France silencieuse, celle qui ne pose pas de problème, celle qui élève ses enfants sans haine des Français, puisse être reconnue. Et que justice soit faite », estime le sénateur. Bruno Retailleau en a profité pour rappeler les propositions de son groupe en matière de justice pénale des mineurs. « Il faut des courtes peines dès les premiers délits, abaisser la majorité pénale à 16 ans, abaisser à 14 ans l’excuse de minorité […] J’attends du gouvernement, non pas des discours, mais de vrais actes ».

Bruno Retailleau n’a pas souhaité faire de commentaire à la décision de la Cour de Justice de la République qui a prononcé la relaxe d’Éric Dupond-Moretti, jugé dans une affaire de prise illégale d’intérêts.

Enfin, le sénateur de Vendée a évoqué la visite d’Éric Ciotti, le patron des Républicains, hier, au groupe de la Haute assemblée. « Les sénateurs (LR) ont fait un excellent travail autour du projet de loi immigration. Ils n’ont pas supporté qu’un certain nombre de députés LR mettent en cause leur travail. C’était très utile qu’Éric Ciotti puisse venir s’expliquer et reconnaître le travail exceptionnel des sénateurs », a confié Bruno Retailleau. Selon une information sortie dans le Figaro, certains sénateurs LR auraient été tellement ulcérés par les critiques du député, Aurélien Pradié, qu’ils auraient menacé de remettre en question leur rattachement au parti. « Au bout du compte, il y aura très peu de sénateurs qui manqueront à l’appel », a prédit Bruno Retailleau.

 

 

 

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