Crise du bac : « Je pense qu’il faut qu’il y ait des sanctions », estime Jacqueline Gourault
Invitée de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales a réagi au mouvement de grève chez les correcteurs du Bac. Elle condamne fermement ce mouvement et espère des sanctions.

Crise du bac : « Je pense qu’il faut qu’il y ait des sanctions », estime Jacqueline Gourault

Invitée de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales a réagi au mouvement de grève chez les correcteurs du Bac. Elle condamne fermement ce mouvement et espère des sanctions.
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Un mouvement de grève chez les correcteurs du bac, qui protestent contre la réforme du bac, a perturbé le fonctionnement des jurys. Dans certains cas les notes ont été remplacées par la moyenne de l’année. Un mouvement relativement restreint selon le ministère qui indique que seul 1 % des bacheliers seraient touchés. Comme le président de la République, Jacqueline Gourault estime que ce mouvement est pareil à « une prise d’otage ». Une accusation forte que la ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales assume pleinement. Elle appelle à des sanctions pour les correcteurs grévistes.    

« Moi, je ne comprends pas quand on est professeur qu’on puisse faire ça, c’est comme si un médecin refusait de soigner un malade, c’est exactement la même chose »

« C’est vraiment une prise otage. J’ai été prof pendant 25 ans, en terminale (…) J’ai corrigé des copies de bac, il ne me serait jamais venu à l’idée de ne pas corriger une copie pour prouver ou démontrer mon mécontentement. Le baccalauréat en France c’est quelque chose de très important », s’indigne Jacqueline Gourault. Et de prendre l’exemple de sa petite fille qui a passé le bac cette année. Elle était « angoissée, inquiétée » à l’idée que ses copies ne soient pas corrigées, relate la ministre.   

« Moi, je ne comprends pas quand on est professeur qu’on puisse faire ça, c’est comme si un médecin refusait de soigner un malade, c’est exactement la même chose. Moi, je pense qu’il faut qu’il y ait des sanctions », renchérit la ministre. Jacqueline Gourault balaye les critiques visant Jean-Michel Blanquer. La réforme du bac a fait l’objet de nombreuses critiques, tant sur la forme – manque de concertation – que sur le fond – la réforme va creuser les inégalités, selon ses détracteurs. « L’enseignement c’est du régalien au sens pur du terme. Il est évident que c’est une faute pour moi ! », insiste Jacqueline Gourault.

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