Crise politique : « On aura un Premier ministre demain ou après-demain », prédit François Patriat

A l’heure des ultimes consultations entre Sébastien Lecornu et les forces politiques, le président des sénateurs macronistes, François Patriat s’est montré optimiste sur les chances de voir un accord aboutir mais pas autour de la suspension de la réforme des retraites.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Que va donc dire Sébastien Lecornu au 20 heures de France 2 ? Avant d’entamer les ultimes consultations, ce mercredi, le Premier ministre démissionnaire déclarait avoir de bons espoirs d’éviter la dissolution. Un optimisme partagé par le président des sénateurs macronistes, François Patriat. « Il faut que nous ayons un budget. Ça passe par un accord de non-censure qui doit reposer sur un certain nombre de compromis », a-t-il d’abord déclaré.

Socialistes, écologistes et communistes ont réaffirmé à Matignon leur exigence de voir un Premier ministre de gauche être nommé, avec comme feuille de route, une suspension de la réforme des retraites. Une piste esquissée par l’auteure de la réforme elle-même, l’ancienne Première ministre, Élisabeth Borne.

François Patriat s’est, lui, montré « très sceptique sur le fait de revenir sur la réforme des retraites ». Il considère qu’il s’agirait « d’un accord à court terme » avec la gauche. « Le ministre de l’Économie l’a dit. Le gel de la réforme coûterait des réformes, des milliards. Il faudrait que les gens de l’opposition actuelle trouvent les milliards pour compenser et pas seulement par les impôts », prévient-il.

Pour autant, François Patriat calcule « à 60 % » les chances de voir « un accord trouvé » d’ici ce soir. « Et qu’on aura un Premier ministre demain ou après-demain » […] « parce que je pense que les gens ont évolué et que la pression que leur a mise le chef de l’Etat en leur disant : soit vous trouvez un compromis, soit je dissous demain, est de nature à faire réfléchir les parlementaires qui sont bien souvent obsédés par leur agenda politique que par l’intérêt de la France ».

Pour conclure François Patriat exclut toute possibilité de voir Emmanuel Macron démissionner. « Ces propositions venant de membres éminents du socle commun ne sont pas de nature à apaiser les choses, mais à les dramatiser », a-t-il regretté en référence aux propos d’Édouard Philippe en faveur d’une présidentielle anticipée.

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

photo glucksmann
8min

Politique

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann, rassembleur de la gauche, pour un meeting qui avait tout d’un lancement de campagne

REPORTAGE - Ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a tenu un grand rassemblement aux allures de meeting présidentiel, en présence de nombreuses personnalités politiques. Même s’il refuse toujours d’officialiser sa candidature pour 2027, l’eurodéputé, co-fondateur de Place publique, affiche ses ambitions : rassembler la gauche sociale-démocrate et écologiste, dépasser Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et convaincre le Parti socialiste de se rallier à lui.

Le

Crise politique : « On aura un Premier ministre demain ou après-demain », prédit François Patriat
4min

Politique

« Le surtourisme transforme les villes en musée » alerte Daniel Salmon, sénateur écologiste 

Avec plus de 10 millions de visiteurs par an, Montmartre est devenu l’un des sites les plus visités de France. Une surfréquentation qui ne va pas sans poser de problèmes pour les quelques 27 000 habitants qui résident à l’année dans ce quartier de la capitale. Anne Renaudie, habitante de Montmartre, raconte les difficultés de cette cohabitation dans l’émission Dialogue Citoyen présentée par Quentin Calmet.

Le