Auditionné au Sénat sur la présidence française de l’Union européenne, le ministre de l’Economie s’est montré rassurant sur l’impact de la crise ukrainienne sur l’économique française et assure que la France ne laissera pas le président Poutine, « violer le droit international sans réaction forte ».
Crise Ukrainienne : « Les sanctions contre la Russie seront immédiates, lourdes et efficaces », assure Bruno Le Maire
Auditionné au Sénat sur la présidence française de l’Union européenne, le ministre de l’Economie s’est montré rassurant sur l’impact de la crise ukrainienne sur l’économique française et assure que la France ne laissera pas le président Poutine, « violer le droit international sans réaction forte ».
Par Public Sénat
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
« Les sanctions contre la Russie seront immédiates, lourdes et efficaces. Nous ne laisserons pas le président Poutine violer le droit international sans réaction forte ». Devant le Sénat qui l’auditionnait sur la présidence française de l’Union européenne, Bruno Le Maire a d’abord détaillé les sanctions économiques « pour riposter à la décision russe de l’escalade dans le conflit ukrainien ».
Pour empêcher la Russie de se financer sur le marché européen, ces sanctions porteront sur le secteur financier comme notamment le gel des avoirs de certaines banques publiques russes.
Les Français et les entreprises françaises n’ont pas à s’inquiéter des éventuelles représailles du Kremlin. « Les conséquences de cette crise en Ukraine seront contenues. D’abord, parce que l’économie française est peu exposée à la Russie. La France exporte moins de 7 milliards d’euros par an vers la Russie, c’est à peine plus d’1 % des exportations françaises. Et nous importons moins de 10 milliards d’euros par an de Russie, soit moins de 2 % par an », a-t-il rappelé.
Les entreprises françaises, TPE et PME, qui pourraient être indirectement impactées, bénéficieront « de mesures de soutien ».
Enfin, « nous maintiendrons le gel des prix du gaz pour les particuliers en toutes circonstances », a-t-il conclu.
Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.