Crises politiques, économie… Macron passe en revue ses grands thèmes du G7
Guerres, climat, écologie, crise du modèle occidental... Le président Emmanuel Macron a détaillé mercredi devant la presse les...

Crises politiques, économie… Macron passe en revue ses grands thèmes du G7

Guerres, climat, écologie, crise du modèle occidental... Le président Emmanuel Macron a détaillé mercredi devant la presse les...
Public Sénat

Par Laurence BENHAMOU et Jérôme RIVET

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Guerres, climat, écologie, crise du modèle occidental... Le président Emmanuel Macron a détaillé mercredi devant la presse les grands sujets qu'il compte aborder lors du prochain sommet du G7 ce week-end à Biarritz.

Format du G7

Le président a insisté sur le caractère "informel" qu'il veut redonner au G7, "un laboratoire de travail et un point d'étape important dans ce que depuis deux ans nous essayons de faire" dans le contexte d'une relance du multilatéralisme.

"On va parler des grands sujets stratégiques de sécurité, de commerce et d'économie mondiale de manière très informelle, se dire les choses (...) et on verra s'il y a matière à faire des communiqués", a-t-il développé.

Russie

"Il est pertinent qu'à terme la Russie puisse rejoindre le G8" dont elle a été exclue en 2014 après l'invasion de la Crimée, a estimé Emmanuel Macron.

"Le divorce a été acté au moment de l'invasion de l'Ukraine. La condition préalable indispensable" à une réadmission de Moscou "est qu'une solution soit trouvée en lien avec l'Ukraine sur la base des accords de Minsk", a-t-il ajouté.

"Dire +la Russie sans conditions doit demain revenir à la table+, c'est en quelque sorte acter la faiblesse du G7", a explicité le président français. Le président américain Donald Trump s'est déclaré mardi favorable au retour au G8 avec la Russie, sans évoquer de préalable particulier.

Crise iranienne

"On doit avoir une discussion au sommet sur comment on gère le dossier iranien, on a des vrais désaccords au sein du G7: trois puissances européennes et le Japon qui ont une position assez claire, un rapport avec l'Iran totalement assumé, et les Américains (...) qui ont décidé de changer totalement de ligne" et ont dénoncé l'accord de 2015 sur le nucléaire.

M. Macron a précisé qu'il aurait "avant le G7, une réunion avec les Iraniens pour essayer de proposer des choses", sans plus détails.

Il va s'entretenir vendredi à Paris avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, selon l'agence officielle iranienne Irna.

Relance budgétaire et politique monétaire

"On doit se poser la question pour les pays qui en ont la capacité, de la pertinence d'une relance budgétaire, c'est un sujet qui est posé à l'Europe, à la France (...), à l'Allemagne", a déclaré M. Macron, en référence aux réticences de Berlin à utiliser ses excédents budgétaires, alors même que son économie risque la récession.

Il a également estimé que les politiques de baisse des taux des grandes banques centrales avaient atteint leurs limites, en référence à Donald Trump qui souhaite que la Fed baisse ses taux directeurs.

Climat

M. Macron veut "faire du G7 un engagement des grandes puissances (pour préparer le sommet de septembre aux Nations Unies). Nous aurons à annoncer nos engagements pour la reconstitution du Fond vert pour le climat".

GAFA

M. Macron, qui compte défendre au G7 une taxation mondiale des géants du numérique (GAFA), a dénoncé un système "fou" qui laisse des acteurs mondiaux avoir "un statut de paradis fiscal permanent".

"Les acteurs mondiaux du numérique ne contribuent pas fiscalement au financement du bien commun, ce n'est pas soutenable", a-t-il martelé, expliquant en avoir discuté lundi avec Donald Trump, qui s'est farouchement opposé ces dernières semaines à la taxe française sur les grands groupes technologiques.

Brexit

Emmanuel Macron a indiqué qu'il allait demander jeudi à Boris Johnson, lors de leur entretien à Paris, des "clarifications", car les demandes du Premier ministre britannique de renégociation du Brexit ne sont "pas une option qui existe", selon le chef de l'État français.

Italie

"L'Italie mérite des dirigeants à la hauteur" de ce "grand peuple", mais "quand on s'allie à l'extrême droite, à la fin c'est toujours l'extrême-droite qui gagne", a-t-il lancé, en commentant la crise politique que traverse le pays avec la fin de la coalition Ligue-Mouvement 5 Etoiles.

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte démissionnaire sera présent au G7 de Biarritz.

Crise de l'hégémonie occidentale

"L'hégémonie occidentale est en train d'être profondément remise en cause". Mais pour le président français, l'Occident se doit d'être "un opérateur de ce nouvel ordre" en train de naître du fait de l'émergence des puissances, faute de quoi, l'Europe courra le risque de "devoir choisir son camp, dans un rôle de vassalité".

jri-leb-fz-pab/cs/cls

Partager cet article

Dans la même thématique

Denmark Election
4min

Politique

Sondage présidentielle 2027 : Marine Le Pen largement en tête, suivi de Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe à égalité

Politico publie ce jeudi 24 septembre un sondage de Cluster 17 sur les intentions de vote du premier tour de l’élection présidentielle. Marine Le Pen reste largement en tête du premier tour avec 30% des voix. Jean-Luc Mélenchon se situe désormais à 19%, tout comme Édouard Philippe, loin devant Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann.

Le

Annecy Journees parlementaires du parti de droite Les Republicains
7min

Politique

Sénatoriales : Gérard Larcher annule sa venue dans les Bouches-du-Rhône, mais rappelle dans un courrier que la liste Devésa/Muselier a été « investie » par LR

Alors qu’il devait se rendre à Aix-en-Provence pour soutenir la liste de la centriste Brigitte Devésa et de l’ex-LR, devenu Renaissance, Renaud Muselier, pour les sénatoriales, Gérard Larcher a annulé sa visite. Mais dans un courrier, il rappelle que c’est bien cette liste qui a été « investie » par « la commission nationale d’investiture » des LR, « avec le soutien de la majorité sénatoriale ». Bruno Retailleau, patron des LR, avait lui apporté son soutien à la liste concurrente de Valérie Boyer.

Le