Critiques des députés LR sur le projet de loi immigration : « Il vaut mieux entendre ça que d’être sourd », répond Bruno Retailleau
Après les critiques de certains députés LR, dont Aurélien Pradié sur le projet de loi immigration adopté au Sénat et largement remanié par la droite, Bruno Retailleau a réagi au micro de Public Sénat.
« C’est notre texte et jamais de mémoire de députés et sénateurs LR, nous n’avons été aussi fermes », s’est félicité, Bruno Retailleau le président du groupe LR du Sénat. Au micro de Public Sénat, l’élu de Vendée réagissait aux critiques émises par certains députés LR, Aurélien Pradié en tête. Ce dernier a qualifié le texte qui pourtant supprime l’aide médicale d’Etat, limite le regroupement familial, et durcit les conditions de régularisation dans les métiers en tension, de « reculade ». « Le texte qui en sort n’est finalement pas celui des Républicains, c’est celui des centristes », a-t-il pointé.
« Il vaut mieux entendre ça que d’être sourd. Il faut qu’il travaille, qu’il le lise […] C’est comique, c’est une plaisanterie », a réagi le sénateur LR qui invite surtout ses collègues députés à s’opposer au texte « s’il est détricoté ». A noter que le président des Républicains, Éric Ciotti a déclaré dans le Figaro que le texte sorti du Sénat « n’inversera pas les grandes tendances qui nous ont conduits à accueillir près de 2 millions d’étrangers depuis l’élection d’Emmanuel Macron ». Il plaide toujours pour une révision constitutionnelle afin de permettre aux Français de se prononcer par référendum sur l’immigration.
Enfin, Bruno Retailleau a réagi à la décision d’Éric Ciotti de ne pas se rendre à la prochaine « Rencontre de Saint-Denis » organisée vendredi par Emmanuel Macron. « Je lui fais confiance. A partir du moment où la politique avec Emmanuel Macron est réduite à beaucoup de communication, […] on ne peut pas continuer à promener le brochet dans l’étang. Cette décision ne m’a pas choqué ».
Contrairement aux députés, les sénateurs ne sont pas élus directement par les citoyens. Leur désignation repose sur un suffrage universel indirect exercé par près de 162 000 grands électeurs, majoritairement issus des conseils municipaux. Un mécanisme central de la représentation des territoires, souvent méconnu du grand public.
Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce premier épisode : le Service national universel (SNU), un programme d’engagement au service de la nation, à l’attention des jeunes, et directement inspiré du service militaire.
Les promeneurs, touristes ou Parisiens qui déambulent sur le parvis de Notre-Dame, s’imaginent-ils qu’à quelques pas de là se dressait au Moyen Âge, l’une des plus somptueuses résidences d’Europe ? Et surtout, comment, six siècles plus tard, le tout premier palais de nos rois, bâti sur l’île de la Cité, au beau milieu de la capitale, a-t-il pu devenir ce fantôme de l’Histoire ? Dans son documentaire Le mystère du palais disparu, Stéphane Jacques retrace l’enquête menée par un trio de scientifiques spécialistes de la reconstitution numérique.
Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.