Cyberdéfense : « Nous sommes capables d’attirer et de recruter les jeunes talents » assure Florence Parly
Devant la commission d’enquête du Sénat sur la souveraineté numérique, la ministre des Armées, Florence Parly a notamment développé ses ambitions en matière de recrutement de cyber-combattants.

Cyberdéfense : « Nous sommes capables d’attirer et de recruter les jeunes talents » assure Florence Parly

Devant la commission d’enquête du Sénat sur la souveraineté numérique, la ministre des Armées, Florence Parly a notamment développé ses ambitions en matière de recrutement de cyber-combattants.
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« D’ici 2025, le ministère des Armées comptera 4 000 cyber-combattants, environ 1 000 de plus que ce dont nous disposons aujourd’hui » a annoncé mardi après-midi, la ministre des Armées, Florence Parly devant la commission d’enquête du Sénat sur la souveraineté numérique.

Sur ce sujet, la ministre a précisé que le défi « le plus difficile », était les ressources humaines. « Au fond les rémunérations, c’est probablement un sujet, mais ça l’est moins lorsqu’on recrute des jeunes en début de carrière (…) Nous sommes capables d’attirer et de recruter les jeunes talents (…) Mais, nous devons nous demander comment les fidéliser et pour combien de temps ? Car nous devons pouvoir sans cesse attirer de nouveaux talents et assurer un renouvellement permanent » a-t-elle développé avant de reconnaître « que notre système de formation ne permet pas de fournir en nombre suffisant des ingénieurs, des techniciens, des experts permettant de répondre à l’ensemble des besoins de notre pays ».

En matière de cyberdéfense, la ministre a aussi distingué l’aspect défensif de la cyberdéfense. Florence Parly fait état, d’une tentative de piratage des boîtes mails « de 19 cadres du ministère des armées » entre fin 2017 et avril 2018. « Sans notre vigilance, si cette tentative avait été couronnée de succès, c’est toute notre chaîne d’alimentation en carburant de la marine nationale qui aurait été exposée » a-t-elle rapporté.

Le stockage des données, point d’orgue de la souveraineté numérique, nécessite une stratégie en matière de « cloud ». « Notre démarche devra contribuer à faire émerger des opérateurs de confiance qui puissent répondre aux besoins de l’administration et des entreprises françaises, mais aussi au besoin de notre ministère » a-t-elle indiqué.

Florence Parly assure également être à l’affût de toutes « les opportunités », comme l’intelligence artificielle. « Qu’ils s’agissent de nos frégates, de nos avions, de nos blindés, ils sont et seront truffés de microprocesseurs, de puces informatiques et de logiciels ».

 

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