Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a dénoncé samedi dans l'Aveyron les "coups tordus" du "Système" contre sa candidature, lors d'un meeting organisé au lendemain de l'annonce de sa convocation en vue d'une possible mise en examen pour des soupçons d'emplois fictifs dans son entourage.
"Le Système travaille à sa survie, il essaie de le faire en toute discrétion, raté encore! Nous sommes là pour dénoncer ses manœuvres! Nous dénoncerons tous ses coups tordus dans cette campagne. Nous verrons qu'il y en aura d'autres!", a-t-elle lancé lors d'une réunion publique à Rignac (Aveyron) devant 900 personnes, selon le FN.
La présidente du FN Marine Le Pen lors de la visite d'une ferme à Cambes (sud-ouiest), le 4 mars 2017
POOL/AFP
D'après Mme Le Pen, "le Système ne supporte pas le mouvement profond en train de se dessiner, alors il intervient comme il peut, il prend toutes les initiatives pour perturber les élections et placer ses poulains".
Elle visait notamment Emmanuel Macron (En Marche!), qu'elle juge "créé de toutes pièces" par ce "Système" et selon elle "applaudi" par des journalistes lors de la présentation de son programme jeudi. Il s'agissait en réalité d'applaudissements venant de supporters du candidat assis aux deux premiers rangs, lors de la conférence de presse de M. Macron.
Mme Le Pen a été convoquée par les juges d'instruction le 10 mars, en vue d'une possible mise en examen dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs d'assistants du FN au Parlement européen, mais elle a fait savoir qu'elle ne s'y rendrait pas.
Quelques centaines de personnes ont manifesté contre la venue de Mme Le Pen samedi, près de la salle accueillant sa réunion publique, en frappant notamment sur des casseroles et sous surveillance d'un important dispositif de sécurité, a constaté un journaliste de l'AFP.
- 'Par tous les moyens' -
"Français (...), tenez bon! Résistez au Système qui veut en même temps affaiblir notre maison et nous déposséder de notre liberté, de nos valeurs, de nos patrimoines matériels et immatériels", a-t-elle lancé.
La présidente du FN Marine Le Pen lors de la visite d'une ferme à Cambes (sud-ouiest), le 4 mars 2017
POOL/AFP
"Le Système par tous les moyens cherche à contrôler le résultat de cette élection, il ne supporte pas l'idée que le peuple puisse reprendre le pouvoir (...), arracher à l'UE les manettes du pouvoir et mener les politiques qu'il veut", a-t-elle vilipendé.
Selon l'eurodéputée, "il n'y a pas de négociation à faire. On est libre ou pas libre! On ne l'est pas à moitié".
"Vous savez quoi faire, allez sur internet! Utilisez internet pour vous informer! C'est là que tout se sait, tout se dit, avec infiniment moins de censure, de contrôle, de propagande" que dans les médias traditionnels, a estimé la candidate d'extrême droite.
La présidente du FN Marine Le Pen lors de la visite d'une ferme à Rignac (sud-ouest), le 4 mars 2017
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Donnée régulièrement en tête du premier tour de la présidentielle dans les sondages, mais annoncée battue au second tour, elle a critiqué aussi lors de son meeting la "vieille tambouille" que pratiqueraient selon elle tant LR, qui remet en cause la candidature de François Fillon et pourrait choisir à la place Alain Juppé, que M. Macron, après son accord avec le centriste François Bayrou.
Dans la matinée, elle avait visité une exploitation agricole dans le Lot -une visite remplaçant celle d'une cave de Roquefort, annulée à cause des conditions climatiques-, puis l'abbatiale de Conques (Aveyron).
Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.
Les maires des 35 000 communes de France, ainsi que leurs adjoints, perçoivent une indemnité qui va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille de la commune. L’immense majorité d’entre eux touche une rémunération qui ne dépasse pas les 2 000 euros net par mois. Explication.
À quelques jours du premier tour des élections municipales, le paysage politique des grandes métropoles françaises reste particulièrement mouvant. Dans plusieurs villes clés, les équilibres sont fragiles, les alliances incertaines et les seconds tours encore très ouverts. Droite, gauche, centre et extrême se disputent des bastions historiques dans des configurations souvent inédites.
A quelques jours des élections municipales, 93 % des communes présentent seulement une ou deux listes à leurs habitants. Un manque de pluralisme électoral qui ne se traduit pas dans les grandes et moyennes villes comme à Montpellier qui totalise 13 candidats. Les élections municipales, qui ont une incidence majeure sur les élections sénatoriales de septembre prochain, vont sceller le destin de près de 890 000 candidats en lice.