Dans les coulisses du Conseil des ministres
Invitée de l’émission « On va plus loin », Bérengère Bonte, directrice adjointe de la rédaction d’Europe 1, est venue partager les coulisses des Conseils des ministres, dont elle a fait un livre.

Dans les coulisses du Conseil des ministres

Invitée de l’émission « On va plus loin », Bérengère Bonte, directrice adjointe de la rédaction d’Europe 1, est venue partager les coulisses des Conseils des ministres, dont elle a fait un livre.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Tous les mercredis, les membres du gouvernement se réunissent à l’Élysée autour du Président de la République. Bérengère Bonte, directrice adjointe de la rédaction d’Europe 1, a voulu raconter, dans « Les mercredis de l’Élysée » (éditions de l’Archipel), les coulisses de ce huis clos, instauré par de Gaulle mais mis en place le mercredi, sous Louis XIV.

Ce sont plusieurs générations de ministres, qui se sont confiés à la journaliste, qui a également travaillé à partir des notes des secrétaires généraux : « Eux prennent des notes, versées aux Archives nationales. C’est ma deuxième source ces notes, qu’on arrive à faire sortir au compte-gouttes, notamment sur les périodes les plus anciennes. Là, vous avez un verbatim intégral et souvent assez savoureux. Parfois un petit peu éditorialisé » précise-t-elle.

 

Le fonctionnement du Conseil des ministres est globalement le même depuis de nombreuses années : « Il y a un cadre institutionnel qui est le même. Un ordre du jour , partie A, partie B, partie C, qui n’a pas bougé  depuis de Gaulle. Même si Nicolas Sarkozy avait essayé d’instaurer une partie de débat en plus (…) la partie D. Ça  n’avait pas vraiment marché sous Sarkozy, ça n’a pas plus marché sous Hollande. Ça semble là fonctionner réellement. C’est ce qui explique la longueur des Conseils (…) qui font parfois trois heures, trois heures et demie. Là, où, sous Nicolas Sarkozy, ou sous François Mitterrand, on pouvait être à une heure, une heure et demie » explique Bérengère Bonte. 

 

Alors que l’on demande aux ministres, le secret le plus total sur ce qu’il s’est passé en Conseil des ministres, les fuites ont été légion lors des mandats de Nicolas Sarkozy et François Hollande. Ce qu’essaie d’éviter Emmanuel Macron.

Ce dernier, comme le général de Gaulle, souhaite que ses ministres interviennent et prennent la parole : « Lui aussi déteste les taiseux. Il ne s’agit pas de ronchonner et de ne pas dire clairement ce que l’on pense » souligne la journaliste.  

 Et d’ajouter : « On sent qu’Emmanuel Macron veut faire de ce moment-là, un vrai outil de collégialité. On va voir avec le temps si ça fonctionne si bien que ça (…) Quand vous en discutez avec les conseillers notamment, vous comprenez qu’ils y ont pensé, ça aussi c’est nouveau, avant la présidentielle. (…) Ils ont notamment réfléchi au fait d’avoir une équipe plus resserrée, ce qui permet la collégialité ».  

 

Vous pouvez voir et revoir l’interview de Bérengère Bonte, en intégralité :

"Dans les coulisses du Conseil des ministres" : interview de la journaliste Bérengère Bonte
07:38

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le

France – Manifestation en soutien aux lyceens
5min

Politique

141 lycées fermés ce vendredi : les lycéens continuent de se mobiliser pour dénoncer leurs conditions d’apprentissage

Dix-neuf jours après les premières mobilisations, les lycéens continuent de manifester pour dénoncer le manque de professeurs, la pression liée à Parcoursup ou encore la dégradation du bâti scolaire. Ce vendredi matin, les portes de 141 lycées sont restées fermées en raison des blocus. En début de semaine, entre 400 et 500 établissements étaient concernés par ces fermetures, selon le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray.

Le

« Nous avons envie de renverser la table » : à Troyes, les sénateurs LR font leur rentrée en promettant de s’engager sur des « mesures fortes »
8min

Politique

« Nous avons envie de renverser la table » : à Troyes, les sénateurs LR font leur rentrée en promettant de s’engager sur des « mesures fortes »

Réunis dans le fief de François Baroin pour leur séminaire post-sénatoriales, les sénateurs LR avaient un seul mot d’ordre : ils seront « dans la rupture », avec des propositions plus marquées et affirmées au cours des prochains mois. Bruno Retailleau a également cherché à faire taire les doutes sur sa campagne. « Les prévisions de sondages à sept mois pour les présidentielles, c'est comme les prévisions météorologiques à Troyes à un mois », a-t-il raillé.

Le