Dans les coulisses du Conseil des ministres
Invitée de l’émission « On va plus loin », Bérengère Bonte, directrice adjointe de la rédaction d’Europe 1, est venue partager les coulisses des Conseils des ministres, dont elle a fait un livre.

Dans les coulisses du Conseil des ministres

Invitée de l’émission « On va plus loin », Bérengère Bonte, directrice adjointe de la rédaction d’Europe 1, est venue partager les coulisses des Conseils des ministres, dont elle a fait un livre.
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Tous les mercredis, les membres du gouvernement se réunissent à l’Élysée autour du Président de la République. Bérengère Bonte, directrice adjointe de la rédaction d’Europe 1, a voulu raconter, dans « Les mercredis de l’Élysée » (éditions de l’Archipel), les coulisses de ce huis clos, instauré par de Gaulle mais mis en place le mercredi, sous Louis XIV.

Ce sont plusieurs générations de ministres, qui se sont confiés à la journaliste, qui a également travaillé à partir des notes des secrétaires généraux : « Eux prennent des notes, versées aux Archives nationales. C’est ma deuxième source ces notes, qu’on arrive à faire sortir au compte-gouttes, notamment sur les périodes les plus anciennes. Là, vous avez un verbatim intégral et souvent assez savoureux. Parfois un petit peu éditorialisé » précise-t-elle.

 

Le fonctionnement du Conseil des ministres est globalement le même depuis de nombreuses années : « Il y a un cadre institutionnel qui est le même. Un ordre du jour , partie A, partie B, partie C, qui n’a pas bougé  depuis de Gaulle. Même si Nicolas Sarkozy avait essayé d’instaurer une partie de débat en plus (…) la partie D. Ça  n’avait pas vraiment marché sous Sarkozy, ça n’a pas plus marché sous Hollande. Ça semble là fonctionner réellement. C’est ce qui explique la longueur des Conseils (…) qui font parfois trois heures, trois heures et demie. Là, où, sous Nicolas Sarkozy, ou sous François Mitterrand, on pouvait être à une heure, une heure et demie » explique Bérengère Bonte. 

 

Alors que l’on demande aux ministres, le secret le plus total sur ce qu’il s’est passé en Conseil des ministres, les fuites ont été légion lors des mandats de Nicolas Sarkozy et François Hollande. Ce qu’essaie d’éviter Emmanuel Macron.

Ce dernier, comme le général de Gaulle, souhaite que ses ministres interviennent et prennent la parole : « Lui aussi déteste les taiseux. Il ne s’agit pas de ronchonner et de ne pas dire clairement ce que l’on pense » souligne la journaliste.  

 Et d’ajouter : « On sent qu’Emmanuel Macron veut faire de ce moment-là, un vrai outil de collégialité. On va voir avec le temps si ça fonctionne si bien que ça (…) Quand vous en discutez avec les conseillers notamment, vous comprenez qu’ils y ont pensé, ça aussi c’est nouveau, avant la présidentielle. (…) Ils ont notamment réfléchi au fait d’avoir une équipe plus resserrée, ce qui permet la collégialité ».  

 

Vous pouvez voir et revoir l’interview de Bérengère Bonte, en intégralité :

"Dans les coulisses du Conseil des ministres" : interview de la journaliste Bérengère Bonte
07:38

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