Darmanin en appelle à l’UDI qui se dit « prête à travailler en partenariat » avec LREM
L'UDI est "prête à des partenariats avec LREM", a déclaré à l'AFP son président Jean-Christophe Lagarde, alors que Gérald...

Darmanin en appelle à l’UDI qui se dit « prête à travailler en partenariat » avec LREM

L'UDI est "prête à des partenariats avec LREM", a déclaré à l'AFP son président Jean-Christophe Lagarde, alors que Gérald...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'UDI est "prête à des partenariats avec LREM", a déclaré à l'AFP son président Jean-Christophe Lagarde, alors que Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, a exhorté les centristes à "travailler" avec la majorité, vendredi lors de l'université d'été du mouvement.

"Faut-il vraiment hésiter entre Emmanuel Macron et Christian Jacob?", candidat à la présidence des Républicains, a lancé le ministre invité de ce rassemblement au Barcarès (Pyrénées-Orientales), lui-même ex-LR qui a rejoint Emmanuel Macron en juin 2017 et adhéré à La République en marche.

"Faut-il vraiment continuer à espérer diriger la France (...) avec ceux qui jouent avec le feu électoral? Faut-il vraiment vouloir offrir à notre pays des dirigeants politiques compromis dans le délire du Trocadéro", a-t-il dit en allusion au discours de François Fillon, avant le 1er tour de la présidentielle.

"Des dirigeants qui désormais, pour une partie d'entre eux dînent à la table de Maréchal en disant +nous voilà+", a-t-il insisté, en référence à un dîner entre Marion Maréchal et une quinzaine d'élus LR en juin.

"L'UDI et LREM peuvent être compatibles", a renchéri Laetitia Avia, députée et porte-parole de LREM, également invitée au Barcarès. "Nous ne voulons pas créer un mouvement hégémonique. Nous ne voulons pas des vieilles tambouilles politiciennes. Avec l'UDI, nous souhaitons travailler comme des partenaires", a-t-elle affirmé à l'AFP.

"Il y a des partenariats à construire et nous sommes prêts à ce travail", leur a répondu M. Lagarde, tout en continuant à revendiquer l'"indépendance" de son parti. "Si nous sommes des partenaires possibles, nous ne serons jamais des vassaux", a-t-il affirmé à l'AFP.

Selon le patron de l'UDI, "deux occasions se présentent: l'agenda du gouvernement" pour la seconde partie du quinquennat et "les échéances municipales" de mars 2020. Nous ne sommes pas d'accord sur tout mais idées différentes ne veut pas dire confrontations. J'espère qu'à notre capacité d'écoute répondra la capacité à être entendu", a-t-il souligné.

Il a également évoqué les discussions sur les municipales entre LREM et son parti qui a un important réseau d'élus sur tout le territoire (environ 2.000 élus et 350 maires, dont une quarantaine dans des villes de plus de 10.000 habitants). "Nos accords seront relativement nombreux", a affirmé M. Lagarde, alors que l'UDI a déjà annoncé son soutien au candidat LREM à Paris, Benjamin Griveaux, le parti présidentiel apportant de son côté son soutien aux candidats UDI à Epinal ou Compiègne.

En revanche, à Bordeaux, où le scrutin de mars prochain s'annonce difficile pour la majorité, les divergences demeurent. L'UDI soutient le LR Nicolas Florian, LREM son propre candidat Thomas Cazenave.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le

Rachida Dati, at the Mutualite, 2026 municipal elections. Paris.
9min

Politique

Municipales 2026 : les LR visent la stabilité, tout en rêvant d’un exploit à Paris

En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.

Le

BORDEAUX : second round of mayoral elections
17min

Politique

Municipales : les enjeux détaillés, parti par parti

Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.

Le

« Le gouvernement est à l’action », tient à rassurer Sébastien Martin.
4min

Politique

Prix des carburants : « Il n’y a pas de risque de pénurie », déclare Sébastien Martin

En réaction aux bombardements israélo-américains, l’Iran a bloqué le détroit très stratégique d'Ormuz. Plus de 20 % des stocks de pétrole mondiaux y transitent par bateaux, entraînant une flambée du prix des carburants à travers le monde. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a tenu à balayer les inquiétudes des particuliers et des professionnels.

Le