Darmanin pour la « suppression totale » de la taxe d’habitation, un « impôt idiot »
Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin s'est dit vendredi sur France Bleu Nord favorable à "la...

Darmanin pour la « suppression totale » de la taxe d’habitation, un « impôt idiot »

Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin s'est dit vendredi sur France Bleu Nord favorable à "la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin s'est dit vendredi sur France Bleu Nord favorable à "la suppression totale" de la taxe d'habitation, un "impôt idiot".

"Moi, je suis pour la suppression totale de la taxe d'habitation qui est un impôt idiot", a affirmé M. Darmanin.

"On sait très bien que les gens qui habitent dans des quartiers populaires à Tourcoing et qui sont secrétaires médicales, par exemple, paient parfois plus d'impôt que les avocats d'affaires du XVIe arrondissement", a-t-il poursuivi. Ainsi, "il faut supprimer cet impôt parce que c'est un impôt injuste qui grève la classe moyenne".

"Moi je suis pour sa suppression totale pour évidemment aider les classes moyennes", a insisté le ministre.

"Qu'il y ait des endroits où il y a 10.000 ou 20.000 euros de taxe d'habitation, des gens qui auraient d'excellent lieu d'habitation et qu'on réfléchisse à les taxer quand même eux, parce que ce sont des biens exceptionnels, je n'y suis évidemment pas opposé et on en discutera dans le débat", a-t-il conclu.

L'Élysée a assuré mardi que la suppression de la taxe d'habitation pour les contribuables les plus riches serait bien "sur la table" du "grand débat" et pourrait être réexaminée, un sujet au centre d'une valse-hésitation de l'exécutif depuis le début du quinquennat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Darmanin pour la « suppression totale » de la taxe d’habitation, un « impôt idiot »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le