Darmanin propose de supprimer la redevance télévisuelle
Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a proposé vendredi de supprimer la contribution à l'audiovisuel public,...

Darmanin propose de supprimer la redevance télévisuelle

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a proposé vendredi de supprimer la contribution à l'audiovisuel public,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a proposé vendredi de supprimer la contribution à l'audiovisuel public, estimant que la suppression progressive de la taxe d'habitation allait compliquer sa perception.

"La question se pose de cette redevance télé, d'autant que l'on ne saura plus comment l'adresser", a affirmé le ministre sur RMC, rappelant qu'elle était actuellement perçue avec la taxe d'habitation qui doit être supprimée d'ici à la fin du quinquennat.

"Je l'ai proposé au président de la République et au Premier ministre. Nous aurons l'occasion de voir ce qu'ils décident", a ajouté le ministre. "Cela coûte cher d'adresser un impôt seul qui rapporte à peu près 120 euros", a-t-il ajouté.

"On affecte cet argent à Radio France et à France Télévisions, ce qui pose la question de la réforme de Radio France et de France Télévisions. C'est donc facile à dire et difficile à faire", a-t-il reconnu.

Pour le ministre de la Culture Franck Riester. "C'est le président de la République et le Premier ministre qui prendront leur décision", a-t-il déclaré vendredi sur France Bleu, précisant qu'il étudierait les "modalités techniques avec le (ministre du) Budget".

"Nous avons besoin d'un service public de l'audiovisuel fort", a souligné le ministre de la Culture. "La question est d'avoir un financement à la hauteur des besoins, qui soit pérenne, et qui garantisse son indépendance par rapport au pouvoir politique".

La contribution à l'audiovisuel public est due par les contribuables s'ils sont imposables à la taxe d'habitation et qu'ils occupent, au 1er janvier de l'année d'imposition, un logement équipé d'un téléviseur. Son montant est de 139 euros en métropole et de 89 euros dans les DOM-TOM, selon le site gouvernemental service-public.fr.

La redevance télé a rapporté l'an dernier 3,2 milliards d'euros nets qui constituent la principale source de financement des entreprises de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, Arte...).

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le