Darmanin: Schiappa appelle à « la sérénité, à laisser la justice travailler »
La secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a appelé lundi à la "sérénité" et à "laisser la justice...

Darmanin: Schiappa appelle à « la sérénité, à laisser la justice travailler »

La secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a appelé lundi à la "sérénité" et à "laisser la justice...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a appelé lundi à la "sérénité" et à "laisser la justice travailler" concernant son collègue ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, visé par une enquête préliminaire suite à une accusation de viol, qu'il nie.

Interrogée sur France Inter, Mme Schiappa a d'emblée répondu que "le Premier ministre s'exprime au nom du gouvernement".

Gérald Darmanin conserve "toute la confiance" d'Edouard Philippe, a assuré samedi Matignon.

Alors qu'on lui demandait pourquoi M. Darmanin ne démissionnait pas, Mme Schiappa a répondu: "La règle a été claire, elle a été expliquée par le président et le Premier ministre, c'est à partir de la mise en examen. Sinon ça veut dire que vous pouvez décider de déposer plainte contre tous les membres du gouvernement dès demain et tous les membres du gouvernement vont devoir démissionner".

"Si Gérald Darmanin était mis en examen pour viol, bien évidemment il devrait quitter le gouvernement". "Moi, j'appelle vraiment à la sérénité, à laisser la justice travailler", a poursuivi Mme Schiappa.

Elle a par ailleurs dit "s'interroger" sur "l'exemple qu'on renvoie". "Moi je n'ai pas envie qu'on étale dans les journaux la vie ni du ministre, ni de la femme en l’occurrence qui a déposé une plainte parce que le message qu'on veut envoyer ça va être de dire: si vous déposez plainte, votre vie sera étalée dans les journaux", a-t-elle dit, appelant "à la retenue de la presse et à laisser la justice sereinement travailler"

Le parquet de Paris a rouvert une enquête sur une accusation de viol visant le ministre des Comptes publics pour des faits présumés datant de 2009 que l'intéressé conteste catégoriquement. Une première plainte avait été classée sans suite.

Dimanche, des féministes ont lancé une pétition en ligne demandant au Premier ministre de mettre fin aux fonctions de M. Darmanin, faisant valoir que Richard Ferrand, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard avaient été "immédiatement poussés vers la sortie" lorsqu'ils ont été soupçonnés respectivement de favoritisme et d'emplois fictifs. La pétition avait recueilli 2.000 signatures lundi matin.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le